Dans une première procédure intentée au gouvernement par le cabinet d'avocat ClientEarth en 2016, la Cour avait initialement fixé au 24 avril 2017 la date butoir de publication du plan anti-pollution. ClientEarth avait attaqué le gouvernement pour non-respect des normes européennes en matière d'environnement. Mais peu avant l'échéance, le gouvernement avait annoncé son souhait de reporter la publication de son plan à septembre, justifiant ce report par la convocation surprise d'élections législatives anticipées, et la nécessité de tenir "des consultations après les élections". Un porte-parole avait souligné que le report était de "courte durée" et que le gouvernement "restait fermement attaché à améliorer la qualité de l'air". L'avocate Anna Heslop, qui avait porté l'affaire en justice au nom du cabinet ClientEarth, s'est dite "enchantée par la décision" des juges. "Il s'agit d'un enjeu de santé publique, et pas simplement de politique", a-t-elle souligné. L'ONG Greenpeace a également accueilli favorablement cette décision, estimant que le gouvernement, qui "esquive la crise de la pollution atmosphérique", va "devoir jouer franc-jeu". De son côté le gouvernement, qui estimait que la publication de ce plan ferait l'effet d'une "bombe" en pleine campagne électorale, a annoncé qu'il "prenait acte de la décision et allait décider des suites à donner au dossier". Selon des chiffres officiels, la pollution de l'air, attribuée en grande partie aux émissions de dioxyde d'azote (NO2) par la circulation routière, tue plus de 40.000 personnes par an au Royaume-Uni, et provoque une épidémie de maladies respiratoires, en particulier chez les jeunes enfants. (Belga)

Dans une première procédure intentée au gouvernement par le cabinet d'avocat ClientEarth en 2016, la Cour avait initialement fixé au 24 avril 2017 la date butoir de publication du plan anti-pollution. ClientEarth avait attaqué le gouvernement pour non-respect des normes européennes en matière d'environnement. Mais peu avant l'échéance, le gouvernement avait annoncé son souhait de reporter la publication de son plan à septembre, justifiant ce report par la convocation surprise d'élections législatives anticipées, et la nécessité de tenir "des consultations après les élections". Un porte-parole avait souligné que le report était de "courte durée" et que le gouvernement "restait fermement attaché à améliorer la qualité de l'air". L'avocate Anna Heslop, qui avait porté l'affaire en justice au nom du cabinet ClientEarth, s'est dite "enchantée par la décision" des juges. "Il s'agit d'un enjeu de santé publique, et pas simplement de politique", a-t-elle souligné. L'ONG Greenpeace a également accueilli favorablement cette décision, estimant que le gouvernement, qui "esquive la crise de la pollution atmosphérique", va "devoir jouer franc-jeu". De son côté le gouvernement, qui estimait que la publication de ce plan ferait l'effet d'une "bombe" en pleine campagne électorale, a annoncé qu'il "prenait acte de la décision et allait décider des suites à donner au dossier". Selon des chiffres officiels, la pollution de l'air, attribuée en grande partie aux émissions de dioxyde d'azote (NO2) par la circulation routière, tue plus de 40.000 personnes par an au Royaume-Uni, et provoque une épidémie de maladies respiratoires, en particulier chez les jeunes enfants. (Belga)