Actuellement, 1.533 patients sont encore hospitalisés en raison du coronavirus, dont 542 aux soins intensifs. "Si la tendance actuelle perdure - et pour le moment rien ne laisse présager le contraire -, nous devrions passer, à la fin de cette semaine, sous la barre des 500 patients Covid soignés aux soins intensifs", a pointé Yves Van Laethem. De manière générale, la baisse du nombre de personnes en soins intensifs suit "un rythme stable", a ajouté son homologue néerlandophone, Steven Van Gucht. Concernant le nombre de cas détectés entre le 15 et le 21 mai, les chiffres semblent indiquer une légère hausse de 10% par rapport à la période précédente, avec 2.382 nouvelles contaminations par jour. Cependant, cette augmentation est due à un biais statistique et "ne veut pas dire que les infections sont en train de redémarrer", a rassuré Yves Van Laethem. E n effet, la semaine de référence, sur la base de laquelle la comparaison est effectuée, comprend un jour férié, le jeudi de l'Ascension. On compare ainsi une semaine de cinq jours "ouvrables" avec une autre de seulement quatre jours. "Si l'on regarde les chiffres journaliers, on se rend compte que l'on suit encore bien une tendance à la baisse", a ajouté le virologue. Autre bonne nouvelle, le taux de positivité (soit le pourcentage de tests positifs par rapport au nombre total de dépistages menés en laboratoires) s'est établi à 5,5% des 344.328 effectués durant la période comprise entre le 15 et le 21 mai. "Nous venons de 10% pour cette dernière vague et nous étions montés bien plus haut lors de vagues précédentes", a rappelé Yves Van Laethem. En guise de comparaison, le 26 octobre dernier, le taux de positivité avait atteint un pic de 19,7%. "Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) retient un taux inférieur à 4% pour être déclaré 'zone verte' et nous attendons avec impatience d'être éventuellement repris comme tels" sur la carte européenne. Ce taux de positivité inférieur à 4% doit toutefois être couplé à une incidence inférieure à 25 contaminations pour 100.000 habitants. Or, la Belgique comptait encore 277 nouveaux cas diagnostiqués sur 100.000 entre le 8 et le 21 mai. Actuellement, seules l'Islande et une partie de la Norvège et de la Finlande sont classées vertes par l'ECDC, la Belgique se trouvant encore dans le rouge (clair) comme la plupart des autres pays européens. Ces chiffres encourageants ne doivent cependant pas mener à une "extension débridée des contacts" entre personnes, sous peine de voir les hospitalisations repartir à la hausse, ont tenu à souligner les experts de Sciensano. "La campagne de vaccination bat son plein mais il faut bien retenir que ce n'est pas avant le courant du mois d'août que l'on aura pu administrer deux doses, et ainsi offrir une vaccination complète, à tous les adultes", a exposé Yves Van Laethem. "La première dose ne vous protège pas directement: le corps a besoin de deux à trois semaines pour développer ses défenses, et l'on a vu des personnes tomber malades, voire être hospitalisées, dans les jours ou les trop peu de semaines qui ont suivi l'inoculation de leur première dose de vaccin", a mis en garde le virologue. "Marquez d'une croix dans votre calendrier la date de votre deuxième injection et, d'ici-là, restez prudents", a complété Sabine Stordeur, directrice de programme scientifique au Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE) et membre de la taskforce Vaccination. Comment? En limitant les contacts, en privilégiant les rencontres à l'extérieur, en portant le masque et en se lavant les mains régulièrement, a rappelé Steven Van Gucht. Le cap des six millions de doses de vaccin attribuées a été franchi, a ajouté Mme Stordeur. Au total, 4.379.000 adultes (47,5%) ont reçu une première injection et près de 1.716.500 bénéficient à présent d'une couverture vaccinale complète grâce à deux doses, ce qui représente 18,6% de la population belge adulte. (Belga)

Actuellement, 1.533 patients sont encore hospitalisés en raison du coronavirus, dont 542 aux soins intensifs. "Si la tendance actuelle perdure - et pour le moment rien ne laisse présager le contraire -, nous devrions passer, à la fin de cette semaine, sous la barre des 500 patients Covid soignés aux soins intensifs", a pointé Yves Van Laethem. De manière générale, la baisse du nombre de personnes en soins intensifs suit "un rythme stable", a ajouté son homologue néerlandophone, Steven Van Gucht. Concernant le nombre de cas détectés entre le 15 et le 21 mai, les chiffres semblent indiquer une légère hausse de 10% par rapport à la période précédente, avec 2.382 nouvelles contaminations par jour. Cependant, cette augmentation est due à un biais statistique et "ne veut pas dire que les infections sont en train de redémarrer", a rassuré Yves Van Laethem. E n effet, la semaine de référence, sur la base de laquelle la comparaison est effectuée, comprend un jour férié, le jeudi de l'Ascension. On compare ainsi une semaine de cinq jours "ouvrables" avec une autre de seulement quatre jours. "Si l'on regarde les chiffres journaliers, on se rend compte que l'on suit encore bien une tendance à la baisse", a ajouté le virologue. Autre bonne nouvelle, le taux de positivité (soit le pourcentage de tests positifs par rapport au nombre total de dépistages menés en laboratoires) s'est établi à 5,5% des 344.328 effectués durant la période comprise entre le 15 et le 21 mai. "Nous venons de 10% pour cette dernière vague et nous étions montés bien plus haut lors de vagues précédentes", a rappelé Yves Van Laethem. En guise de comparaison, le 26 octobre dernier, le taux de positivité avait atteint un pic de 19,7%. "Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) retient un taux inférieur à 4% pour être déclaré 'zone verte' et nous attendons avec impatience d'être éventuellement repris comme tels" sur la carte européenne. Ce taux de positivité inférieur à 4% doit toutefois être couplé à une incidence inférieure à 25 contaminations pour 100.000 habitants. Or, la Belgique comptait encore 277 nouveaux cas diagnostiqués sur 100.000 entre le 8 et le 21 mai. Actuellement, seules l'Islande et une partie de la Norvège et de la Finlande sont classées vertes par l'ECDC, la Belgique se trouvant encore dans le rouge (clair) comme la plupart des autres pays européens. Ces chiffres encourageants ne doivent cependant pas mener à une "extension débridée des contacts" entre personnes, sous peine de voir les hospitalisations repartir à la hausse, ont tenu à souligner les experts de Sciensano. "La campagne de vaccination bat son plein mais il faut bien retenir que ce n'est pas avant le courant du mois d'août que l'on aura pu administrer deux doses, et ainsi offrir une vaccination complète, à tous les adultes", a exposé Yves Van Laethem. "La première dose ne vous protège pas directement: le corps a besoin de deux à trois semaines pour développer ses défenses, et l'on a vu des personnes tomber malades, voire être hospitalisées, dans les jours ou les trop peu de semaines qui ont suivi l'inoculation de leur première dose de vaccin", a mis en garde le virologue. "Marquez d'une croix dans votre calendrier la date de votre deuxième injection et, d'ici-là, restez prudents", a complété Sabine Stordeur, directrice de programme scientifique au Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE) et membre de la taskforce Vaccination. Comment? En limitant les contacts, en privilégiant les rencontres à l'extérieur, en portant le masque et en se lavant les mains régulièrement, a rappelé Steven Van Gucht. Le cap des six millions de doses de vaccin attribuées a été franchi, a ajouté Mme Stordeur. Au total, 4.379.000 adultes (47,5%) ont reçu une première injection et près de 1.716.500 bénéficient à présent d'une couverture vaccinale complète grâce à deux doses, ce qui représente 18,6% de la population belge adulte. (Belga)