Adama Barrow, dont l'accession à la présidence il y a cinq ans avait mis fin à plus de 20 années de dictature, devançait clairement son principal concurrent Ousainou Darboe dans la quasi-totalité des quelque 40 circonscriptions (sur 53) dont la commission électorale avait communiqué les résultats dimanche en milieu de journée. Ces résultats portent sur plus de la moitié des électeurs inscrits avant l'élection qui a eu lieu samedi. L'élection se joue sur un seul tour. Un officiel de la commission électorale devant laquelle les médias ont installé leurs caméras a indiqué que les résultats finaux devraient être annoncés dimanche dans l'après-midi. Seul le président de la commission est habilité à annoncer les résultats. Les Gambiens se sont pressés en masse dans les isoloirs samedi, et, en guise de bulletin, ont voté avec une bille introduite par un tuyau dans un des bidons aux couleurs et à l'effigie de chaque candidat, procédé institué sous la colonisation à cause d'un illettrisme largement répandu. Environ un million de Gambiens, sur une population de deux millions, étaient appelés à choisir parmi six candidats, tous des hommes, celui qui dirigera pendant cinq ans le plus petit pays d'Afrique continentale, qui est aussi l'un des plus pauvres au monde. L'élection était annoncée comme un duel entre le sortant Barrow et l'opposant historique Darboe. Cinq ans après la fin de la dictature, la consolidation démocratique est un des enjeux de l'élection. Le sort de l'ancien dictateur Yahya Jammeh et la crise économique en sont d'autres. Il y a cinq ans, M. Barrow, ancien promoteur immobilier aujourd'hui âgé de 56 ans et alors quasiment inconnu, avait déjoué les pronostics et battu le dictateur Jammeh après plus de vingt ans de régime caractérisé par une multitude d'atrocités commises par l'État et ses agents: assassinats, disparitions forcées, viols, actes de torture... (Belga)

Adama Barrow, dont l'accession à la présidence il y a cinq ans avait mis fin à plus de 20 années de dictature, devançait clairement son principal concurrent Ousainou Darboe dans la quasi-totalité des quelque 40 circonscriptions (sur 53) dont la commission électorale avait communiqué les résultats dimanche en milieu de journée. Ces résultats portent sur plus de la moitié des électeurs inscrits avant l'élection qui a eu lieu samedi. L'élection se joue sur un seul tour. Un officiel de la commission électorale devant laquelle les médias ont installé leurs caméras a indiqué que les résultats finaux devraient être annoncés dimanche dans l'après-midi. Seul le président de la commission est habilité à annoncer les résultats. Les Gambiens se sont pressés en masse dans les isoloirs samedi, et, en guise de bulletin, ont voté avec une bille introduite par un tuyau dans un des bidons aux couleurs et à l'effigie de chaque candidat, procédé institué sous la colonisation à cause d'un illettrisme largement répandu. Environ un million de Gambiens, sur une population de deux millions, étaient appelés à choisir parmi six candidats, tous des hommes, celui qui dirigera pendant cinq ans le plus petit pays d'Afrique continentale, qui est aussi l'un des plus pauvres au monde. L'élection était annoncée comme un duel entre le sortant Barrow et l'opposant historique Darboe. Cinq ans après la fin de la dictature, la consolidation démocratique est un des enjeux de l'élection. Le sort de l'ancien dictateur Yahya Jammeh et la crise économique en sont d'autres. Il y a cinq ans, M. Barrow, ancien promoteur immobilier aujourd'hui âgé de 56 ans et alors quasiment inconnu, avait déjoué les pronostics et battu le dictateur Jammeh après plus de vingt ans de régime caractérisé par une multitude d'atrocités commises par l'État et ses agents: assassinats, disparitions forcées, viols, actes de torture... (Belga)