Du côté francophone, ce sont les partis politiques PS, cdH et DéFI qui accordent le plus d'importance au bien-être animal, conclut l'organisation de défense des droits des animaux après avoir passé aux crible les points de vue des différentes formations.

Gaia a épluché le programme des différents partis politiques quant à leur engagement en faveur du bien-être animal et a remis à leur président un questionnaire reprenant 12 questions au total. Celles-ci portaient sur les priorités de l'organisation de défense des droits des animaux pour la prochaine législature.

"Le bien-être animal figure bien à l'agenda social de notre pays", a fait valoir Michel Vandenbosch, président de Gaia. "Les partis en sont de plus en plus conscients, de sorte que la question devient également un enjeu politique".

Selon l'analyse de Gaia, les partis francophones qui se distinguent en la matière sont le PS, le cdH et DéFI. En Flandre, ce sont la N-VA, le sp.a et Groen qui prennent les devants.

Avec 11 "oui" et une abstention (sur l'interdiction de l'abattage sans étourdissement en Région bruxelloise), le PS est le parti répondant le plus positivement aux priorités dressées par Gaia.

Le cdH, de son côté, accorde aussi une majorité de réponses positives (10 fois "oui"). Le parti humaniste a en outre l'avantage que le ministre du Bien-être animal en Wallonie, Carlo Di Antonio (cdH), a "mené une politique marquée par des avancées majeures en termes de protection et de droits des animaux", souligne Gaia, qui lui a attribué la note de 17/20 pour sa législature.

Enfin, l'organisation Gaia s'est dit agréablement surprise par DéFI. Le parti Démocrate fédéraliste indépendant répond positivement à l'ensemble des questions de Gaia (11 fois "oui"), à l'exception de la viande cultivée (1 fois "non"). Dans son programme électoral, la formation amarante accorde également de l'importance au bien-être animal avec sept propositions concrètes pour la Wallonie (dont l'interdiction du gavage), six pour Bruxelles et une au Fédéral.