Les enseignants de Wallonie et de Bruxelles, qui statutairement ne relèvent pas du fédéral mais des Communautés, ne peuvent bénéficier de cet élargissement en vigueur depuis le 1er janvier dernier, ce qui a suscité ces dernières semaines pas mal de mécontentement parmi de jeunes papas enseignants. L'opposition cdH et DéFi a déposé le mois dernier un texte commun pour mettre fin à cette discrimination. Interrogée en séance plénière sur ce sujet, la ministre de l'Education, Caroline Désir (PS), avait assuré travailler elle aussi sur un projet de décret en ce sens. La ministre avait précisé vouloir le soumettre à la concertation préalable des syndicats et des pouvoirs organisateurs de l'enseignement, ainsi qu'élaborer des modalités de remplacement des enseignants en congé de paternité. Mardi après-midi en commission du Parlement, alors que le texte de la ministre se fait toujours attendre, l'opposition cdH et DéFI a donc défendu son propre texte, mais les députés de la majorité l'ont repoussé. Ceux-ci ont notamment pointé le fait que le texte soumis excluait les personnels administratifs et ouvriers des écoles de son champ d'application, et qu'il n'avait fait l'objet d'aucune consultation des acteurs de l'école. "On a vraiment l'impression d'un refus de principe parce que le texte est déposé par l'opposition", a grincé la co-autrice de la proposition, Mathilde Vandorpe (cdH), déplorant le "manque d'anticipation dommageable" du gouvernement dans ce dossier. "Nous ne votons pas votre texte tout simplement parce qu'il n'est pas complet et pour éviter qu'il ne crée de nouvelles discriminations entre les personnels de l'enseignement", a répliqué Stéphanie Cortisse (MR). Devant les députés, la ministre Désir a assuré que son propre texte était "prêt" et soumis actuellement à l'Inspection des Finances. Elle n'a toutefois pas dit quand il arriverait devant les députés pour adoption. Rejetée mardi par la majorité PS-MR-Ecolo, la proposition cdH-DéFI a toutefois bénéficié de l'appui du PTB. Elle reviendra en séance plénière d'ici quinze jours. (Belga)

Les enseignants de Wallonie et de Bruxelles, qui statutairement ne relèvent pas du fédéral mais des Communautés, ne peuvent bénéficier de cet élargissement en vigueur depuis le 1er janvier dernier, ce qui a suscité ces dernières semaines pas mal de mécontentement parmi de jeunes papas enseignants. L'opposition cdH et DéFi a déposé le mois dernier un texte commun pour mettre fin à cette discrimination. Interrogée en séance plénière sur ce sujet, la ministre de l'Education, Caroline Désir (PS), avait assuré travailler elle aussi sur un projet de décret en ce sens. La ministre avait précisé vouloir le soumettre à la concertation préalable des syndicats et des pouvoirs organisateurs de l'enseignement, ainsi qu'élaborer des modalités de remplacement des enseignants en congé de paternité. Mardi après-midi en commission du Parlement, alors que le texte de la ministre se fait toujours attendre, l'opposition cdH et DéFI a donc défendu son propre texte, mais les députés de la majorité l'ont repoussé. Ceux-ci ont notamment pointé le fait que le texte soumis excluait les personnels administratifs et ouvriers des écoles de son champ d'application, et qu'il n'avait fait l'objet d'aucune consultation des acteurs de l'école. "On a vraiment l'impression d'un refus de principe parce que le texte est déposé par l'opposition", a grincé la co-autrice de la proposition, Mathilde Vandorpe (cdH), déplorant le "manque d'anticipation dommageable" du gouvernement dans ce dossier. "Nous ne votons pas votre texte tout simplement parce qu'il n'est pas complet et pour éviter qu'il ne crée de nouvelles discriminations entre les personnels de l'enseignement", a répliqué Stéphanie Cortisse (MR). Devant les députés, la ministre Désir a assuré que son propre texte était "prêt" et soumis actuellement à l'Inspection des Finances. Elle n'a toutefois pas dit quand il arriverait devant les députés pour adoption. Rejetée mardi par la majorité PS-MR-Ecolo, la proposition cdH-DéFI a toutefois bénéficié de l'appui du PTB. Elle reviendra en séance plénière d'ici quinze jours. (Belga)