L'audience consacrée aux plaidoiries a été fixée par le tribunal civil de Liège au 15 février 2022. Elle est issue d'un long parcours judiciaire. La première partie des débats a été consacrée à trancher si les victimes avaient le droit de mettre en cause la responsabilité de l'Etat belge dans la libération de Nordine Amrani. Cela avait abouti devant la Cour constitutionnelle, qui avait suivi l'argumentaire des victimes. Plusieurs familles de victimes estiment que la libération conditionnelle de Nordine Amrani a été accordée trop tôt et dans de mauvaises conditions, selon Me Alexandre Wilmotte, qui les défend. Le contrôle du suivi des conditions aurait été lacunaire ou inexistant, aucune des conditions posées n'ayant été respectée. La Cour constitiutionnelle a estimé qu'un tiers qui estime avoir subi un dommage après la décision du tribunal de l'application des peines ou de son application pouvait mettre en cause la responsabilité de l'État. Le 15 février prochain, les plaidoiries pourront débuter. Né à Ixelles le 15 novembre 1978, Nordine Amrani a eu une enfance difficile. Après le divorce de ses parents, il a été placé dans un home d'accueil. Il a rapidement eu des ennuis judiciaires. En 1994, il a été condamné pour des vols par le tribunal de la jeunesse. En 2001, il a également été condamné pour vols, rébellion et des infractions en matière de roulage. En 2003, il a été condamné pour des coups et blessures, ainsi que pour le viol sur une personne handicapée mentale. En 2009, il a cette fois été condamné par la cour d'appel de Liège pour trafic de stupéfiants (2.800 plants de cannabis avaient été retrouvés). Poursuivi pour avoir détenu un véritable arsenal de guerre, contenant notamment 9.500 balles, il avait été acquitté pour la détention d'armes. En octobre 2010, il avait bénéficié d'une liberté conditionnelle. Il avait ensuite suivi une formation en métrologie, comme opérateur machine. Le 13 décembre 2011, il avait été convoqué par la brigade judiciaire pour des faits de moeurs mais ne s'était jamais rendu à son rendez-vous. A 12h30, il a ouvert le feu depuis la plateforme surplombant la place Saint-Lambert, avec un fusil d'assaut et des grenades. Cinq personnes ont été tuées et des centaines blessées. La veille, il avait également tué son aide-ménagère. (Belga)

L'audience consacrée aux plaidoiries a été fixée par le tribunal civil de Liège au 15 février 2022. Elle est issue d'un long parcours judiciaire. La première partie des débats a été consacrée à trancher si les victimes avaient le droit de mettre en cause la responsabilité de l'Etat belge dans la libération de Nordine Amrani. Cela avait abouti devant la Cour constitutionnelle, qui avait suivi l'argumentaire des victimes. Plusieurs familles de victimes estiment que la libération conditionnelle de Nordine Amrani a été accordée trop tôt et dans de mauvaises conditions, selon Me Alexandre Wilmotte, qui les défend. Le contrôle du suivi des conditions aurait été lacunaire ou inexistant, aucune des conditions posées n'ayant été respectée. La Cour constitiutionnelle a estimé qu'un tiers qui estime avoir subi un dommage après la décision du tribunal de l'application des peines ou de son application pouvait mettre en cause la responsabilité de l'État. Le 15 février prochain, les plaidoiries pourront débuter. Né à Ixelles le 15 novembre 1978, Nordine Amrani a eu une enfance difficile. Après le divorce de ses parents, il a été placé dans un home d'accueil. Il a rapidement eu des ennuis judiciaires. En 1994, il a été condamné pour des vols par le tribunal de la jeunesse. En 2001, il a également été condamné pour vols, rébellion et des infractions en matière de roulage. En 2003, il a été condamné pour des coups et blessures, ainsi que pour le viol sur une personne handicapée mentale. En 2009, il a cette fois été condamné par la cour d'appel de Liège pour trafic de stupéfiants (2.800 plants de cannabis avaient été retrouvés). Poursuivi pour avoir détenu un véritable arsenal de guerre, contenant notamment 9.500 balles, il avait été acquitté pour la détention d'armes. En octobre 2010, il avait bénéficié d'une liberté conditionnelle. Il avait ensuite suivi une formation en métrologie, comme opérateur machine. Le 13 décembre 2011, il avait été convoqué par la brigade judiciaire pour des faits de moeurs mais ne s'était jamais rendu à son rendez-vous. A 12h30, il a ouvert le feu depuis la plateforme surplombant la place Saint-Lambert, avec un fusil d'assaut et des grenades. Cinq personnes ont été tuées et des centaines blessées. La veille, il avait également tué son aide-ménagère. (Belga)