Il y en avait tout de même pour 300 millions d'euros. C'était deux fois plus que l'année précédente. Impossible de savoir ce que ces dossiers sont devenus. Des enquêtes ont-elles été ouvertes par la Justice, par l'Inspection spéciale des impôts ? Avec succès ? Pour quels monta...

Il y en avait tout de même pour 300 millions d'euros. C'était deux fois plus que l'année précédente. Impossible de savoir ce que ces dossiers sont devenus. Des enquêtes ont-elles été ouvertes par la Justice, par l'Inspection spéciale des impôts ? Avec succès ? Pour quels montants ? Le SPF Finances n'a pu nous répondre. Au Parlement, Marco Van Hees (PTB) a alors interrogé le ministre de la justice sur le sujet. Il a fallu cinq mois à Koen Geens (CD&V) pour répondre qu'il ne pouvait fournir de données chiffrées, le Collège des procureurs généraux n'étant " pas en mesure de répondre à des questions statistiques ". Au Collège des procureurs généraux, on nous explique qu'un moratoire a, en effet, été décrété en matière de statistiques. La dizaine d'analystes qui travaillent pour ce service des PG étaient débordés, notamment par les nombreuses demandes provenant des questions parlementaires. Le Collège a demandé des moyens supplémentaires au ministre de la Justice pour que ses statisticiens puissent continuer à répondre à ces questions tout en continuant à assumer leurs missions de base pour les procureurs généraux. Après des mois d'attente, un budget a été dégagé. Des recrutements sont en cours pour renforcer l'équipe d'analystes. On aura donc peut-être bientôt une réponse, côté Justice en tout cas, concernant les dossiers de fraude fiscale grave transmis par la Ctif.