Francken reste "à 100% derrière les opérations humanitaires"

13/02/19 à 13:39 - Mise à jour à 13:38

Source: Belga

"Je reste à 100% derrière les opérations même si elles sont améliorables", a affirmé mercredi l'ex-secrétaire d'État à l'Asile et la Migration Theo Francken, interrogé mercredi en commission de l'Intérieur de la Chambre sur un trafic présumé de visas humanitaires dans le cadre de sa politique de relocalisation de chrétiens de Syrie.

Francken reste "à 100% derrière les opérations humanitaires"

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Si les éléments découlant de l'enquête au sujet du conseiller communal N-VA de Malines Melikan Kucam - personne de contact du cabinet Francken à qui on reproche un trafic de visas humanitaires - sont avérés, c'est "impardonnable" mais "je défends à 100% ma politique", a indiqué M. Francken. Redevenu député après le départ de la N-VA de la coalition suédoise, ce dernier a répété avoir eu vent à deux reprises de rumeurs au sujet d'un tel trafic, conseillant à chaque fois de les dénoncer à la police. Les opérations de relocalisation via l'apport de Melikan Kucam étaient alors terminées. M. Francken s'est défendu de tout favoritisme, même s'il assume le choix d'avoir rapatrié des chrétiens, les plus vulnérables parmi les minorités religieuses en Syrie, a-t-il souligné, s'appuyant également sur les résolutions du parlement en faveur des minorités. Theo Francken a indiqué avoir recouru à des intermédiaires privés, les ONG et le HCR n'étant pas présents dans la région. En tout cas, ces institutions n'effectuaient pas de relocalisation et n'opéraient pas en faveur des minorités religieuses, a-t-il précisé, alors que la presse flamande a attesté de la présence du HCR.

Pour Theo Francken, la mise en place d'un corridor en lien avec des visas humanitaires de longue durée doit pouvoir perdurer, y compris avec des personnes de contact si le HCR n'est pas disponible. Peut-être faudrait-il à l'avenir réaliser un screening policier de ces personnes de contact afin de couvrir politiquement le secrétaire d'État, a-t-il dit. Enfin, contrairement à ce qu'il avait affirmé, tous les chrétiens de Syrie arrivés en Belgique n'ont pas demandé l'asile, loin s'en faut, relatait encore la presse flamande mercredi. Tous ceux qui l'ont fait l'ont obtenu, ce qui prouve leur vulnérabilité, s'est défendu M. Francken. Les autres ont un an pour le faire. De nombreuses questions sont restées en suspens, notamment sur le choix des personnes figurant sur les listes d'intermédiaires comme celle de M. Kucam, et sur la portée du screening opérée par l'administration, entre autres sur la question de leur vulnérabilité.

Ainsi, le député Georges Dallemagne s'est étonné que la Belgique ne soit jamais venue en aide aux chrétiens d'Irak dont certains vivaient dans des quartiers qui ont été rasés alors que les chrétiens de Syrie venus via la filière Kucam n'étaient pas parmi les plus vulnérables. Elles avaient notamment une capacité contributive. Le député cdH a fait un lien avec la campagne électorale avant le scrutin communal d'octobre 2018, y voyant une manoeuvre de Theo Francken et de la N-VA. Au coeur de l'affaire se trouve la capacité du gouvernement à mener une politique discrétionnaire en matière de délivrance de visas humanitaires. Au parlement, personne ne remet en cause cette politique à condition qu'elle reste exceptionnelle. Plusieurs propositions ont été formulées pour mieux encadrer le processus.

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