Depuis plusieurs semaines, ces migrants, dont plusieurs centaines d'Afghans et de Soudanais, avaient installé leurs tentes sur un important carrefour routier de la Porte de la Chapelle, entre les multiples voies de circulation, dans des conditions sanitaires et de sécurité dégradées. Pour permettre l'évacuation, la circulation automobile a été coupée sur le carrefour. Ces "campements illicites" présentent "des risques importants pour la sécurité et la santé de leurs occupants comme des riverains", ont expliqué les autorités, dans un communiqué. Les installations s'étaient constituées à quelques dizaines de mètres du centre de premier accueil pour migrants de La Chapelle, principal dispositif de transit en France depuis la destruction du camp de Grande-Synthe (Nord). Dès 5h30, une foule d'hommes s'est massée sur le terre-plein où dormaient des migrants soudanais. "Le gouvernement va nous emmener dans des maisons. Je ne sais pas où mais c'est bien", explique Saïd, qui dit dormir dehors depuis un mois. "Certains ça fait trois mois ou plus." "Ils vont tous être pris en charge dans des centres" de la région parisienne "avec un examen de leur situation administrative dans les jours qui viennent et vont ensuite aller en Centres d'accueil et d'orientation", a expliqué à l'AFP la ministre du Logement Emmanuelle Cosse, selon laquelle "800 à 1.000 personnes", essentiellement des hommes, sont concernés. L'opération mobilise 350 policiers et une centaine de personnels de la ville de Paris et d'organisations humanitaires notamment, selon les autorités. Le campement avait déjà été évacué le 9 mars, alors qu'il comptait 200 personnes environ. Les migrants avaient alors été provisoirement installés dans la bulle servant de sas d'accès au centre d'accueil, dans un climat de tensions communautaires. Le centre humanitaire de La Chapelle, ouvert en novembre pour les exilés fraîchement arrivés à Paris, devait éviter la reconstitution de ces campements de rue insalubres. Il a permis d'héberger 10.000 personnes depuis son ouverture, selon Mme Cosse. Mais avec une capacité de 400 places, il sature, même si la rotation y est rapide (moins de dix jours de présence prévue). (Belga)

Depuis plusieurs semaines, ces migrants, dont plusieurs centaines d'Afghans et de Soudanais, avaient installé leurs tentes sur un important carrefour routier de la Porte de la Chapelle, entre les multiples voies de circulation, dans des conditions sanitaires et de sécurité dégradées. Pour permettre l'évacuation, la circulation automobile a été coupée sur le carrefour. Ces "campements illicites" présentent "des risques importants pour la sécurité et la santé de leurs occupants comme des riverains", ont expliqué les autorités, dans un communiqué. Les installations s'étaient constituées à quelques dizaines de mètres du centre de premier accueil pour migrants de La Chapelle, principal dispositif de transit en France depuis la destruction du camp de Grande-Synthe (Nord). Dès 5h30, une foule d'hommes s'est massée sur le terre-plein où dormaient des migrants soudanais. "Le gouvernement va nous emmener dans des maisons. Je ne sais pas où mais c'est bien", explique Saïd, qui dit dormir dehors depuis un mois. "Certains ça fait trois mois ou plus." "Ils vont tous être pris en charge dans des centres" de la région parisienne "avec un examen de leur situation administrative dans les jours qui viennent et vont ensuite aller en Centres d'accueil et d'orientation", a expliqué à l'AFP la ministre du Logement Emmanuelle Cosse, selon laquelle "800 à 1.000 personnes", essentiellement des hommes, sont concernés. L'opération mobilise 350 policiers et une centaine de personnels de la ville de Paris et d'organisations humanitaires notamment, selon les autorités. Le campement avait déjà été évacué le 9 mars, alors qu'il comptait 200 personnes environ. Les migrants avaient alors été provisoirement installés dans la bulle servant de sas d'accès au centre d'accueil, dans un climat de tensions communautaires. Le centre humanitaire de La Chapelle, ouvert en novembre pour les exilés fraîchement arrivés à Paris, devait éviter la reconstitution de ces campements de rue insalubres. Il a permis d'héberger 10.000 personnes depuis son ouverture, selon Mme Cosse. Mais avec une capacité de 400 places, il sature, même si la rotation y est rapide (moins de dix jours de présence prévue). (Belga)