Cette technique d'interpellation, largement dénoncée dans les manifestations contre les violences policières de ces dernières semaines, "continuera d'être mise en oeuvre avec mesure et discernement", écrit le directeur général de la police nationale (DGPN) Frédéric Veaux, dans une note de service consultée par l'AFP. Le patron de la police française précise toutefois qu'un groupe de travail sera installé mercredi "pour définir une technique de substitution". Il devra rendre ses conclusions "avant le 1er septembre". Une personne qui résiste physiquement à l'interpellation, menace des policiers ou des tiers pourra encore faire l'objet d'une clé d'étrangement, précise la note. Cette technique suppose que le policier appose le plat de son avant-bras sur la trachée de la personne qu'il souhaite interpeller par l'arrière. "Il y a deux effets immédiats: la douleur et la coupure de respiration", selon une source policière. L'idée est de créer une contrainte suffisante pour amener la personne au sol ou la menotter debout sans difficulté. "Cette technique dure uniquement le temps de menottage", précise la source policière. M. Veaux rappelle par ailleurs que "la 'prise arrière' pour immobiliser la personne debout ou l'entraîner au sol afin de la menotter est toujours enseignée et appliquée". L'annonce de l'abandon de la clé d'"étranglement" par Christophe Castaner, le 8 juin après un week-end de mobilisations contre les violences policières, avait provoqué la colère des syndicats et des agents sur le terrain, qui ont depuis organisé des protestations symboliques avec dépôts de menottes. Lundi soir, les principaux syndicats de policiers se félicitaient de cette note qui apporte selon eux des éclaircissements après les propos du ministre. (Belga)

Cette technique d'interpellation, largement dénoncée dans les manifestations contre les violences policières de ces dernières semaines, "continuera d'être mise en oeuvre avec mesure et discernement", écrit le directeur général de la police nationale (DGPN) Frédéric Veaux, dans une note de service consultée par l'AFP. Le patron de la police française précise toutefois qu'un groupe de travail sera installé mercredi "pour définir une technique de substitution". Il devra rendre ses conclusions "avant le 1er septembre". Une personne qui résiste physiquement à l'interpellation, menace des policiers ou des tiers pourra encore faire l'objet d'une clé d'étrangement, précise la note. Cette technique suppose que le policier appose le plat de son avant-bras sur la trachée de la personne qu'il souhaite interpeller par l'arrière. "Il y a deux effets immédiats: la douleur et la coupure de respiration", selon une source policière. L'idée est de créer une contrainte suffisante pour amener la personne au sol ou la menotter debout sans difficulté. "Cette technique dure uniquement le temps de menottage", précise la source policière. M. Veaux rappelle par ailleurs que "la 'prise arrière' pour immobiliser la personne debout ou l'entraîner au sol afin de la menotter est toujours enseignée et appliquée". L'annonce de l'abandon de la clé d'"étranglement" par Christophe Castaner, le 8 juin après un week-end de mobilisations contre les violences policières, avait provoqué la colère des syndicats et des agents sur le terrain, qui ont depuis organisé des protestations symboliques avec dépôts de menottes. Lundi soir, les principaux syndicats de policiers se félicitaient de cette note qui apporte selon eux des éclaircissements après les propos du ministre. (Belga)