Entouré de ses prédécesseurs Nicolas Sarkozy et François Hollande, le chef de l'Etat a déposé une gerbe devant la statue "La Parole portée", représentant une femme décapitée, dédiée aux victimes des attentats. Seule personne à prendre la parole pendant la cérémonie, la chirurgienne Chloé Bertolus, qui a soigné des rescapés des attentats, a lu un extrait du "Lambeau", le témoignage du journaliste Philippe Lançon, grièvement blessé dans l'attaque de Charlie Hebdo en 2015. "Il n'est pas facile d'être un survivant, partagé entre le bonheur d'être là et la culpabilité d'être passé à travers (...) Et après, comment passe-t-on de survivant à vivant? ", a-t-elle lu. En terminant par l'évocation de "l'avenir incertain" par Philippe Lançon: "Je, fus quelqu'un, sera un autre et pour l'instant n'est plus". Après avoir échangé, en présence du caricaturiste Riss, directeur de Charlie Hebdo, avec les présidents de 13 associations de victimes ayant assisté à la cérémonie, Emmanuel Macron s'est brièvement arrêté devant les grilles de l'Assemblée nationale, où sont accrochées des photos d'artistes prises le jour des attentats du 13 novembre 2015, notamment celui du Bataclan. Il est attendu ensuite à l'imprimerie Catalano à Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne) pour rencontrer Michel Catalano, qui avait été pris en otage par les frères Kouachi au cours de leur cavale après l'attentat de Charlie Hebdo en 2015. Le patron de cette petite imprimerie a écrit au chef de l'Etat pour l'inviter aux 20 ans de son entreprise, a indiqué l'Elysée, en saluant le discours "optimiste" de l'entrepreneur. La Journée nationale d'hommage aux victimes du terrorisme, actée en 2019, est organisée pour la deuxième année consécutive. La date du 11 mars a été choisie au niveau européen par des associations, en référence à l'attentat de Madrid de 2004. Depuis janvier 2015, les attentats ont fait plus de 260 morts en France, les plus meurtriers ayant été ceux du 13 novembre 2015 avec 130 morts à Paris et Saint-Denis, et celui du 14 juillet 2016 à Nice (86 morts). Au total, plus de 6.300 victimes et proches ont été pris en charge par le Fonds de garantie des victimes (FGTI) depuis 2015. "La menace terroriste reste toujours élevée", souligne l'Elysée, en précisant que 33 attentats ont été déjoués depuis 2017. (Belga)

Entouré de ses prédécesseurs Nicolas Sarkozy et François Hollande, le chef de l'Etat a déposé une gerbe devant la statue "La Parole portée", représentant une femme décapitée, dédiée aux victimes des attentats. Seule personne à prendre la parole pendant la cérémonie, la chirurgienne Chloé Bertolus, qui a soigné des rescapés des attentats, a lu un extrait du "Lambeau", le témoignage du journaliste Philippe Lançon, grièvement blessé dans l'attaque de Charlie Hebdo en 2015. "Il n'est pas facile d'être un survivant, partagé entre le bonheur d'être là et la culpabilité d'être passé à travers (...) Et après, comment passe-t-on de survivant à vivant? ", a-t-elle lu. En terminant par l'évocation de "l'avenir incertain" par Philippe Lançon: "Je, fus quelqu'un, sera un autre et pour l'instant n'est plus". Après avoir échangé, en présence du caricaturiste Riss, directeur de Charlie Hebdo, avec les présidents de 13 associations de victimes ayant assisté à la cérémonie, Emmanuel Macron s'est brièvement arrêté devant les grilles de l'Assemblée nationale, où sont accrochées des photos d'artistes prises le jour des attentats du 13 novembre 2015, notamment celui du Bataclan. Il est attendu ensuite à l'imprimerie Catalano à Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne) pour rencontrer Michel Catalano, qui avait été pris en otage par les frères Kouachi au cours de leur cavale après l'attentat de Charlie Hebdo en 2015. Le patron de cette petite imprimerie a écrit au chef de l'Etat pour l'inviter aux 20 ans de son entreprise, a indiqué l'Elysée, en saluant le discours "optimiste" de l'entrepreneur. La Journée nationale d'hommage aux victimes du terrorisme, actée en 2019, est organisée pour la deuxième année consécutive. La date du 11 mars a été choisie au niveau européen par des associations, en référence à l'attentat de Madrid de 2004. Depuis janvier 2015, les attentats ont fait plus de 260 morts en France, les plus meurtriers ayant été ceux du 13 novembre 2015 avec 130 morts à Paris et Saint-Denis, et celui du 14 juillet 2016 à Nice (86 morts). Au total, plus de 6.300 victimes et proches ont été pris en charge par le Fonds de garantie des victimes (FGTI) depuis 2015. "La menace terroriste reste toujours élevée", souligne l'Elysée, en précisant que 33 attentats ont été déjoués depuis 2017. (Belga)