Ce projet de loi consacré à "l'écologie du quotidien" et à la chasse au "tout jetable" a été adopté par l'Assemblée nationale, chambre basse du parlement français. Son examen parlementaire doit se poursuivre début 2020. Le texte grave dans la loi un objectif de 100% de plastique recyclé d'ici au 1er janvier 2025. Il vise l'interdiction de mise sur le marché des emballages plastiques à usage unique d'ici 2040, et ambitionne une réduction de 50% d'ici à 2030 du nombre de bouteilles en plastique à usage unique vendues. La future loi exige des professionnels qu'ils financent la gestion des déchets liés à leurs produits. A compter de 2022 pour les matériaux de construction, les jouets, les articles de sports et de loisirs, les articles de bricolage et de jardinage, dès 2021 pour les mégots, et en 2024 pour les lingettes à usage corporel ou domestique. Elle interdit le plastique ou les contenants à usage unique pour les repas servis sur place dans les fast-foods, au plus tard le 1er janvier 2023. Fini aussi le plastique pour les jouets offerts avec les menus enfants. Dans les magasins, les tickets de caisse ne seront plus systématiquement imprimés pour les petites transactions. L'Assemblée nationale a aussi voté l'interdiction de la destruction des invendus non alimentaires, comme les produits d'hygiène et le textile, qui devront être donnés ou recyclés à partir de 2022. Le gouvernement souhaitait mettre en place une consigne pour les bouteilles en plastique: comme dans plusieurs pays européens, les Français auraient payé une "caution" sur leurs bouteilles puis récupéré quelques centimes d'euros en les rapportant dans des automates dédiés. Le tout afin d'atteindre les objectifs européens de taux de collecte de 77% de bouteilles plastique en 2025 et 90% en 2029, quand la France plafonne à moins de 60%. Mais face aux protestations des professionnels des déchets et des collectivités locales le gouvernement s'est résolu à un "compromis" et leur a finalement laissé jusqu'en 2023 pour tenter d'atteindre les objectifs de collecte. Pour l'ONG WWF, le projet de loi est dans l'ensemble "très décevant" et représente une "occasion manquée de sortir de la société du tout-jetable". (Belga)

Ce projet de loi consacré à "l'écologie du quotidien" et à la chasse au "tout jetable" a été adopté par l'Assemblée nationale, chambre basse du parlement français. Son examen parlementaire doit se poursuivre début 2020. Le texte grave dans la loi un objectif de 100% de plastique recyclé d'ici au 1er janvier 2025. Il vise l'interdiction de mise sur le marché des emballages plastiques à usage unique d'ici 2040, et ambitionne une réduction de 50% d'ici à 2030 du nombre de bouteilles en plastique à usage unique vendues. La future loi exige des professionnels qu'ils financent la gestion des déchets liés à leurs produits. A compter de 2022 pour les matériaux de construction, les jouets, les articles de sports et de loisirs, les articles de bricolage et de jardinage, dès 2021 pour les mégots, et en 2024 pour les lingettes à usage corporel ou domestique. Elle interdit le plastique ou les contenants à usage unique pour les repas servis sur place dans les fast-foods, au plus tard le 1er janvier 2023. Fini aussi le plastique pour les jouets offerts avec les menus enfants. Dans les magasins, les tickets de caisse ne seront plus systématiquement imprimés pour les petites transactions. L'Assemblée nationale a aussi voté l'interdiction de la destruction des invendus non alimentaires, comme les produits d'hygiène et le textile, qui devront être donnés ou recyclés à partir de 2022. Le gouvernement souhaitait mettre en place une consigne pour les bouteilles en plastique: comme dans plusieurs pays européens, les Français auraient payé une "caution" sur leurs bouteilles puis récupéré quelques centimes d'euros en les rapportant dans des automates dédiés. Le tout afin d'atteindre les objectifs européens de taux de collecte de 77% de bouteilles plastique en 2025 et 90% en 2029, quand la France plafonne à moins de 60%. Mais face aux protestations des professionnels des déchets et des collectivités locales le gouvernement s'est résolu à un "compromis" et leur a finalement laissé jusqu'en 2023 pour tenter d'atteindre les objectifs de collecte. Pour l'ONG WWF, le projet de loi est dans l'ensemble "très décevant" et représente une "occasion manquée de sortir de la société du tout-jetable". (Belga)