Adoptées par le Sénat dominé par l'opposition de droite contre l'avis du gouvernement, ces mesures pourront être retirées du projet de loi lorsque le texte retournera à l'Assemblée nationale. Au terme d'un vif débat, le Sénat a voté un amendement du groupe Les républicains (LR, droite) visant à interdire le port ostensible de signes religieux pour les accompagnateurs de sorties scolaires. Le Sénat a encore voté un amendement LR pour permettre au règlement intérieur des piscines d'interdire le port du burkini. Et enfin un amendement du groupe Rassemblement Démocratique et Social européen (RDSE à majorité radicale) visant à interdire le voilement des mineurs, soutenu par le chef des sénateurs LR Bruno Retailleau. Le projet de loi prévoit des mesures sur la neutralité du service public, le contrôle renforcé des associations, une meilleure transparence de l'ensemble des cultes et de leur financement, l'instruction à domicile ou encore la lutte contre les certificats de virginité ou la polygamie. Il a été défendu par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin comme "un texte de fermeté" devant le Sénat, qui en a commencé l'examen mardi. Il s'agit, selon le ministre, de mettre "une forme de holà à ceux qui veulent utiliser la religion comme contrôle de leur diaspora, comme soft power sur le territoire national". Plus de 600 amendements ont été déposés pour ce texte sur "le respect des principes de la République", déjà adopté en première lecture par l'Assemblée. Le sujet est sensible dans un pays où la place et l'organisation de l'islam --deuxième religion de France --constituent un sujet de crispation récurrent et qui est très marqué par une succession d'attentats djihadistes. D'autant qu'il touche à des lois emblématiques de la République française, comme la loi de 1905 qui avait consacré la séparation de l'Église et de l'État, fondement de la laïcité française. Le débat sur la laïcité et la place de l'islam en France est régulièrement alimenté par des polémiques sur le port du voile, intégral ou non, les créneaux réservés aux femmes dans certaines piscines ou la remise en cause de certains programmes scolaires, alors que le nombre d'habitants de confession ou de tradition musulmane sur le territoire métropolitain a très fortement augmenté depuis l'après-guerre. (Belga)

Adoptées par le Sénat dominé par l'opposition de droite contre l'avis du gouvernement, ces mesures pourront être retirées du projet de loi lorsque le texte retournera à l'Assemblée nationale. Au terme d'un vif débat, le Sénat a voté un amendement du groupe Les républicains (LR, droite) visant à interdire le port ostensible de signes religieux pour les accompagnateurs de sorties scolaires. Le Sénat a encore voté un amendement LR pour permettre au règlement intérieur des piscines d'interdire le port du burkini. Et enfin un amendement du groupe Rassemblement Démocratique et Social européen (RDSE à majorité radicale) visant à interdire le voilement des mineurs, soutenu par le chef des sénateurs LR Bruno Retailleau. Le projet de loi prévoit des mesures sur la neutralité du service public, le contrôle renforcé des associations, une meilleure transparence de l'ensemble des cultes et de leur financement, l'instruction à domicile ou encore la lutte contre les certificats de virginité ou la polygamie. Il a été défendu par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin comme "un texte de fermeté" devant le Sénat, qui en a commencé l'examen mardi. Il s'agit, selon le ministre, de mettre "une forme de holà à ceux qui veulent utiliser la religion comme contrôle de leur diaspora, comme soft power sur le territoire national". Plus de 600 amendements ont été déposés pour ce texte sur "le respect des principes de la République", déjà adopté en première lecture par l'Assemblée. Le sujet est sensible dans un pays où la place et l'organisation de l'islam --deuxième religion de France --constituent un sujet de crispation récurrent et qui est très marqué par une succession d'attentats djihadistes. D'autant qu'il touche à des lois emblématiques de la République française, comme la loi de 1905 qui avait consacré la séparation de l'Église et de l'État, fondement de la laïcité française. Le débat sur la laïcité et la place de l'islam en France est régulièrement alimenté par des polémiques sur le port du voile, intégral ou non, les créneaux réservés aux femmes dans certaines piscines ou la remise en cause de certains programmes scolaires, alors que le nombre d'habitants de confession ou de tradition musulmane sur le territoire métropolitain a très fortement augmenté depuis l'après-guerre. (Belga)