Les questions de hausse des salaires, de temps de travail, de financement des hôpitaux sont anciennes en France et ont donné lieu à des grèves et à des mobilisations sociales. "Nous voulons aller vite", a lancé lundi le Premier ministre français Edouard Philippe, durant une large visioconférence depuis le ministère de la Santé, alors que la tension retombe un peu sur le front de l'épidémie de nouveau coronavirus. Face à plus de 300 représentants notamment de syndicats, de directeurs d'hôpitaux ou d'établissements pour personnes âgées (Ehpad), le Premier ministre a indiqué que "cette concertation générale (...) débouchera sur des décisions en juillet", afin de "change(r) le quotidien des personnels soignants dans les tout prochains mois". Ce qui se traduira par une "revalorisation significative" des rémunérations et du budget de l'Assurance maladie "dans les années à venir", ainsi que par "un vaste plan d'aide à l'investissement", en plus d'un "reprise massive de dette" déjà annoncée en novembre. Exemple souvent cité, un infirmier français est payé environ 1.500 euros net en début de carrière, soit 1,2 le salaire minimum, un des ratios les plus bas des pays riches de l'OCDE. Le 25 mars, le président Emmanuel Macron avait promis lors d'une visite dans un hôpital du nord-est du pays - région durement frappée par la pandémie - "un plan massif d'investissement" pour l'hôpital à l'issue de la crise du coronavirus. La dette des hôpitaux publics français atteint aujourd'hui près de 30 milliards d'euros. Dans le cadre du "plan hôpital" décidé à l'automne 2019, le gouvernement avait annoncé une reprise de dette de l'ordre de 10 milliards d'euros sur trois ans. Sur le front de l'épidémie en France, la tension retombe un peu. Dimanche soir, le bilan s'élevait à 28.367 morts depuis le 1er mars. Un décompte qui n'inclut pas les décès enregistrés depuis jeudi dans les Ehpad et autres établissements médico-sociaux, dont les données devaient être réactualisées lundi. Le gouvernement français doit apporter cette semaine des précisions sur la suite du déconfinement et les grandes vacances. (Belga)

Les questions de hausse des salaires, de temps de travail, de financement des hôpitaux sont anciennes en France et ont donné lieu à des grèves et à des mobilisations sociales. "Nous voulons aller vite", a lancé lundi le Premier ministre français Edouard Philippe, durant une large visioconférence depuis le ministère de la Santé, alors que la tension retombe un peu sur le front de l'épidémie de nouveau coronavirus. Face à plus de 300 représentants notamment de syndicats, de directeurs d'hôpitaux ou d'établissements pour personnes âgées (Ehpad), le Premier ministre a indiqué que "cette concertation générale (...) débouchera sur des décisions en juillet", afin de "change(r) le quotidien des personnels soignants dans les tout prochains mois". Ce qui se traduira par une "revalorisation significative" des rémunérations et du budget de l'Assurance maladie "dans les années à venir", ainsi que par "un vaste plan d'aide à l'investissement", en plus d'un "reprise massive de dette" déjà annoncée en novembre. Exemple souvent cité, un infirmier français est payé environ 1.500 euros net en début de carrière, soit 1,2 le salaire minimum, un des ratios les plus bas des pays riches de l'OCDE. Le 25 mars, le président Emmanuel Macron avait promis lors d'une visite dans un hôpital du nord-est du pays - région durement frappée par la pandémie - "un plan massif d'investissement" pour l'hôpital à l'issue de la crise du coronavirus. La dette des hôpitaux publics français atteint aujourd'hui près de 30 milliards d'euros. Dans le cadre du "plan hôpital" décidé à l'automne 2019, le gouvernement avait annoncé une reprise de dette de l'ordre de 10 milliards d'euros sur trois ans. Sur le front de l'épidémie en France, la tension retombe un peu. Dimanche soir, le bilan s'élevait à 28.367 morts depuis le 1er mars. Un décompte qui n'inclut pas les décès enregistrés depuis jeudi dans les Ehpad et autres établissements médico-sociaux, dont les données devaient être réactualisées lundi. Le gouvernement français doit apporter cette semaine des précisions sur la suite du déconfinement et les grandes vacances. (Belga)