Après le succès de leur mobilisation du 16 juin (100.000 à 180.000 manifestants, selon les sources), les syndicats et les collectifs hospitaliers entendaient maintenir la pression sur le gouvernement, dans la dernière ligne droite du "Ségur de la santé". Cette vaste concertation sur les salaires et l'organisation du système de santé français, qui tire son surnom de l'adresse, avenue de Ségur à Paris, du ministère de la Santé, avait été inaugurée fin mai, après la période de confinement entraînée par l'épidémie de Covid-19, pendant laquelle les hôpitaux et leur personnel ont été durement éprouvés. La jauge était toutefois nettement inférieure mardi, avec deux fois moins de rassemblements prévus (une centaine dans toute la France, selon le syndicat CGT) et une participation en recul. Moins nombreux, les manifestants n'en étaient pas moins déterminés, à l'image de Sandrine Coudriaud, une aide-soignante en Alsace (est), qui réclame "un salaire juste pour les guerrières que nous sommes, envoyées au front sans protection" pendant l'épidémie. "On veut surtout des moyens pour bien faire notre métier", a insisté Mylène Rigaud, une manipulatrice radio en Auvergne (centre), qui "ne veut pas avoir à choisir entre un patient en train de mourir dans le couloir et celui sans surveillance dans un box". Les enveloppes jusqu'à présent proposées par le ministre de la Santé (300 millions pour les médecins hospitaliers, six milliards pour le personnel non médical), sont très loin des espoirs de la profession, mobilisée contre le manque de moyens depuis un an. Le "Ségur de la santé" doit s'achever vendredi par une ultime réunion. Le président Emmanuel Macron pourrait ensuite annoncer lui-même ses arbitrages la semaine prochaine. Interrogé sur une possible rallonge budgétaire, le ministre des Finances Bruno Le Maire a assuré mardi que "le gouvernement" serait "au rendez-vous", sans toutefois avancer de chiffres. "Nous ferons ce qu'il faudra pour les personnels soignants", a-t-il déclaré. Les attentes sont toutefois très élevées: rien que pour l'augmentation générale de 300 euros net par mois revendiquée par tous les syndicats, il en coûterait près de sept milliards, selon le secrétaire général de FO-Santé, Didier Birig. (Belga)

Après le succès de leur mobilisation du 16 juin (100.000 à 180.000 manifestants, selon les sources), les syndicats et les collectifs hospitaliers entendaient maintenir la pression sur le gouvernement, dans la dernière ligne droite du "Ségur de la santé". Cette vaste concertation sur les salaires et l'organisation du système de santé français, qui tire son surnom de l'adresse, avenue de Ségur à Paris, du ministère de la Santé, avait été inaugurée fin mai, après la période de confinement entraînée par l'épidémie de Covid-19, pendant laquelle les hôpitaux et leur personnel ont été durement éprouvés. La jauge était toutefois nettement inférieure mardi, avec deux fois moins de rassemblements prévus (une centaine dans toute la France, selon le syndicat CGT) et une participation en recul. Moins nombreux, les manifestants n'en étaient pas moins déterminés, à l'image de Sandrine Coudriaud, une aide-soignante en Alsace (est), qui réclame "un salaire juste pour les guerrières que nous sommes, envoyées au front sans protection" pendant l'épidémie. "On veut surtout des moyens pour bien faire notre métier", a insisté Mylène Rigaud, une manipulatrice radio en Auvergne (centre), qui "ne veut pas avoir à choisir entre un patient en train de mourir dans le couloir et celui sans surveillance dans un box". Les enveloppes jusqu'à présent proposées par le ministre de la Santé (300 millions pour les médecins hospitaliers, six milliards pour le personnel non médical), sont très loin des espoirs de la profession, mobilisée contre le manque de moyens depuis un an. Le "Ségur de la santé" doit s'achever vendredi par une ultime réunion. Le président Emmanuel Macron pourrait ensuite annoncer lui-même ses arbitrages la semaine prochaine. Interrogé sur une possible rallonge budgétaire, le ministre des Finances Bruno Le Maire a assuré mardi que "le gouvernement" serait "au rendez-vous", sans toutefois avancer de chiffres. "Nous ferons ce qu'il faudra pour les personnels soignants", a-t-il déclaré. Les attentes sont toutefois très élevées: rien que pour l'augmentation générale de 300 euros net par mois revendiquée par tous les syndicats, il en coûterait près de sept milliards, selon le secrétaire général de FO-Santé, Didier Birig. (Belga)