Interrogée par la nuée de journalistes présents, Agnès Buzyn, veste de tailleur bleue, a répondu que sa présence était une excellente opportunité pour rétablir la vérité" sur son travail de ministre de la Santé entre 2017 et le début 2020 au sein du gouvernement. Sa convocation avait été dévoilée jeudi par Le Monde. A l'issue de son audition, Mme Buzyn peut être mise en examen ou ressortir sous le statut plus favorable de témoin assisté, si elle parvient à convaincre les juges qu'il n'existe pas suffisamment d'indices graves ou concordants qui puissent être retenus contre elle. Dans les premiers mois de l'épidémie, au début de l'année 2020, Mme Buzyn occupait un rôle central, à la tête du ministère de la Santé, avant de démissionner mi-février pour briguer, en vain, la mairie de Paris. Sa mise en cause serait la première dans ce vaste dossier ouvert en juillet 2020 et consacré à la manière - critiquée, encore aujourd'hui - dont les autorités françaises ont anticipé puis géré quotidiennement l'épidémie de coronavirus qui a fait au moins 115.000 morts en France, selon Santé publique France. Ce développement majeur dans cette enquête pourrait être suivi par d'autres convocations visant des membres actuels ou passés de l'exécutif, parmi lesquels l'actuel ministre de la Santé Olivier Véran ou l'ex-Premier ministre Edouard Philippe, et provoquer d'importantes conséquences politiques pour la majorité, alors qu'Emmanuel Macron s'apprêter à briguer sa réélection au printemps 2022. Mi-octobre 2020, des perquisitions avaient visé les domiciles et bureaux d'Olivier Véran, d'Edouard Philippe et des ex-membres du gouvernement Agnès Buzyn, Sibeth Ndiaye, mais aussi le directeur général de la Santé Jérôme Salomon et la directrice générale de Santé Publique France, Geneviève Chêne. (Belga)

Interrogée par la nuée de journalistes présents, Agnès Buzyn, veste de tailleur bleue, a répondu que sa présence était une excellente opportunité pour rétablir la vérité" sur son travail de ministre de la Santé entre 2017 et le début 2020 au sein du gouvernement. Sa convocation avait été dévoilée jeudi par Le Monde. A l'issue de son audition, Mme Buzyn peut être mise en examen ou ressortir sous le statut plus favorable de témoin assisté, si elle parvient à convaincre les juges qu'il n'existe pas suffisamment d'indices graves ou concordants qui puissent être retenus contre elle. Dans les premiers mois de l'épidémie, au début de l'année 2020, Mme Buzyn occupait un rôle central, à la tête du ministère de la Santé, avant de démissionner mi-février pour briguer, en vain, la mairie de Paris. Sa mise en cause serait la première dans ce vaste dossier ouvert en juillet 2020 et consacré à la manière - critiquée, encore aujourd'hui - dont les autorités françaises ont anticipé puis géré quotidiennement l'épidémie de coronavirus qui a fait au moins 115.000 morts en France, selon Santé publique France. Ce développement majeur dans cette enquête pourrait être suivi par d'autres convocations visant des membres actuels ou passés de l'exécutif, parmi lesquels l'actuel ministre de la Santé Olivier Véran ou l'ex-Premier ministre Edouard Philippe, et provoquer d'importantes conséquences politiques pour la majorité, alors qu'Emmanuel Macron s'apprêter à briguer sa réélection au printemps 2022. Mi-octobre 2020, des perquisitions avaient visé les domiciles et bureaux d'Olivier Véran, d'Edouard Philippe et des ex-membres du gouvernement Agnès Buzyn, Sibeth Ndiaye, mais aussi le directeur général de la Santé Jérôme Salomon et la directrice générale de Santé Publique France, Geneviève Chêne. (Belga)