Si Mme Hédon a reconnu "une avancée", après l'annonce par le gouvernement français d'une réécriture de cet article polémique, le texte "l'inquiète toujours". "Je pense que la seule solution, c'est le retrait (de l'article), parce qu'en fait il est inutile", a-t-elle estimé sur la chaîne française BFMTV. "Dans notre arsenal législatif aujourd'hui (...) on peut punir des personnes qui utilisent de façon malveillante les vidéos qu'elles tournent", a-t-elle fait valoir. Mme Hedon a ainsi rappelé la condamnation en 2019 d'une jeune fille par le tribunal correctionnel de Versailles, en Île-de-France, parce qu'elle "filmait les policiers sans arrêt et le mettait sur les réseaux sociaux sans aucune raison". L'article 24 de la proposition de loi "sécurité globale" doit être adopté vendredi en France à l'Assemblée nationale. Il prévoit de pénaliser d'un an de prison et 45.000 euros d'amende la diffusion de "l'image du visage ou tout autre élément d'identification" d'un policier ou d'un gendarme en intervention lorsque celle-ci a pour but de porter "atteinte à son intégrité physique ou psychique". Face à la polémique qu'il a suscitée, le gouvernement a annoncé vouloir amender ce texte afin de préciser "que les dispositions envisagées ne feront nul obstacle à la liberté d'informer". "Cet article n'est pas acceptable", a insisté Mme Hédon, en rappelant que les vidéos tournées lors d'interventions des forces de l'ordre sont "très utiles" au Défenseur des droits "quand il y a des dérapages des forces de sécurité". La Défenseure des droits s'est également élevée contre les déclarations du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, qui a invité les journalistes à prévenir les autorités avant de couvrir une manifestation. Il s'agit d'une "atteinte à la liberté de la presse, absolument, sans aucun doute", a-t-elle cinglé. (Belga)

Si Mme Hédon a reconnu "une avancée", après l'annonce par le gouvernement français d'une réécriture de cet article polémique, le texte "l'inquiète toujours". "Je pense que la seule solution, c'est le retrait (de l'article), parce qu'en fait il est inutile", a-t-elle estimé sur la chaîne française BFMTV. "Dans notre arsenal législatif aujourd'hui (...) on peut punir des personnes qui utilisent de façon malveillante les vidéos qu'elles tournent", a-t-elle fait valoir. Mme Hedon a ainsi rappelé la condamnation en 2019 d'une jeune fille par le tribunal correctionnel de Versailles, en Île-de-France, parce qu'elle "filmait les policiers sans arrêt et le mettait sur les réseaux sociaux sans aucune raison". L'article 24 de la proposition de loi "sécurité globale" doit être adopté vendredi en France à l'Assemblée nationale. Il prévoit de pénaliser d'un an de prison et 45.000 euros d'amende la diffusion de "l'image du visage ou tout autre élément d'identification" d'un policier ou d'un gendarme en intervention lorsque celle-ci a pour but de porter "atteinte à son intégrité physique ou psychique". Face à la polémique qu'il a suscitée, le gouvernement a annoncé vouloir amender ce texte afin de préciser "que les dispositions envisagées ne feront nul obstacle à la liberté d'informer". "Cet article n'est pas acceptable", a insisté Mme Hédon, en rappelant que les vidéos tournées lors d'interventions des forces de l'ordre sont "très utiles" au Défenseur des droits "quand il y a des dérapages des forces de sécurité". La Défenseure des droits s'est également élevée contre les déclarations du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, qui a invité les journalistes à prévenir les autorités avant de couvrir une manifestation. Il s'agit d'une "atteinte à la liberté de la presse, absolument, sans aucun doute", a-t-elle cinglé. (Belga)