La cour d'appel d'Aix-en-Provence l'a de nouveau reconnu coupable de provocation à la haine et à la discrimination pour ces propos tenus au cours d'une conférence de presse. "Vous avez quelques soucis, paraît-il, avec quelques centaines de Roms qui ont dans la ville une présence urticante et disons odorante. Ceci n'est que le petit morceau de l'iceberg", avait notamment déclaré Jean-Marie Le Pen, président d'honneur du Front national (FN), désormais dirigé par sa fille Marine, qui caracole en tête des sondages pour le premier tour de la présidentielle d'avril-mai. "Ce sont des termes que je maintiens parce que je les ai pensés", avait expliqué à la barre Jean-Marie Le Pen, 88 ans, qui devra en plus de son amende payer 2.000 euros de dommages et intérêts à SOS Racisme et 1.000 euros à la Ligue des droits de l'Homme, parties civiles. "Leur présence est urticante pour la population, oui, les gens se plaignent", avait-il déclaré. "Odorante, il suffit d'avoir visité un camp de Roms pour s'en rendre compte, olfactivement parlant", avait-il poursuivi, assurant être "payé pour dire ce que pensent les électeurs". "La haine est un sentiment qui m'est parfaitement étranger", avait assuré M. Le Pen. "Je ne sais pas si la haine est un sentiment présent chez M. Le Pen. Ce n'est pas ce qu'on lui reproche, ce qu'on lui reproche, ce sont des propos qui sont de nature à jeter l'opprobre sur cette communauté", lui avait répondu l'avocat général. Vétéran de la politique française, Jean-Marie Le Pen était parvenu à la surprise générale à se qualifier pour le deuxième tour de la présidentielle de 2002, au cours duquel il avait été très nettement battu par le président de droite, Jacques Chirac, qui sollicitait un second mandat. M. Le Pen a été condamné à au moins huit reprises depuis le début des années 1990 pour des propos racistes ou négationnistes. Le Front national, présidé depuis 2011 par Marine Le Pen, a engagé une stratégie de "dédiabolisation" de son image. Elle a conduit à l'exclusion en 2015 de Jean-Marie Le Pen, pour avoir réitéré ses propos sur les chambres à gaz, qu'il qualifie de "détail" de l'histoire de la Deuxième guerre mondiale. M. le Pen a contesté cette décision devant les tribunaux, qui lui ont reconnu le droit de rester président d'honneur du parti. (Belga)

La cour d'appel d'Aix-en-Provence l'a de nouveau reconnu coupable de provocation à la haine et à la discrimination pour ces propos tenus au cours d'une conférence de presse. "Vous avez quelques soucis, paraît-il, avec quelques centaines de Roms qui ont dans la ville une présence urticante et disons odorante. Ceci n'est que le petit morceau de l'iceberg", avait notamment déclaré Jean-Marie Le Pen, président d'honneur du Front national (FN), désormais dirigé par sa fille Marine, qui caracole en tête des sondages pour le premier tour de la présidentielle d'avril-mai. "Ce sont des termes que je maintiens parce que je les ai pensés", avait expliqué à la barre Jean-Marie Le Pen, 88 ans, qui devra en plus de son amende payer 2.000 euros de dommages et intérêts à SOS Racisme et 1.000 euros à la Ligue des droits de l'Homme, parties civiles. "Leur présence est urticante pour la population, oui, les gens se plaignent", avait-il déclaré. "Odorante, il suffit d'avoir visité un camp de Roms pour s'en rendre compte, olfactivement parlant", avait-il poursuivi, assurant être "payé pour dire ce que pensent les électeurs". "La haine est un sentiment qui m'est parfaitement étranger", avait assuré M. Le Pen. "Je ne sais pas si la haine est un sentiment présent chez M. Le Pen. Ce n'est pas ce qu'on lui reproche, ce qu'on lui reproche, ce sont des propos qui sont de nature à jeter l'opprobre sur cette communauté", lui avait répondu l'avocat général. Vétéran de la politique française, Jean-Marie Le Pen était parvenu à la surprise générale à se qualifier pour le deuxième tour de la présidentielle de 2002, au cours duquel il avait été très nettement battu par le président de droite, Jacques Chirac, qui sollicitait un second mandat. M. Le Pen a été condamné à au moins huit reprises depuis le début des années 1990 pour des propos racistes ou négationnistes. Le Front national, présidé depuis 2011 par Marine Le Pen, a engagé une stratégie de "dédiabolisation" de son image. Elle a conduit à l'exclusion en 2015 de Jean-Marie Le Pen, pour avoir réitéré ses propos sur les chambres à gaz, qu'il qualifie de "détail" de l'histoire de la Deuxième guerre mondiale. M. le Pen a contesté cette décision devant les tribunaux, qui lui ont reconnu le droit de rester président d'honneur du parti. (Belga)