L'Europe a depuis maintenu que l'accord reste un texte important à ses yeux, et tente de le préserver via ses propres engagements de levée des sanctions qui y sont prévus. "A la suite de l'annonce par l'Iran, en mai 2019, qu'il cesserait de respecter certains de ses engagements au titre du JCPoA (le nom officiel de l'accord, pour "Joint Comprehensive Plan of Action"), nous avons cherché à le persuader de changer d'orientation. Les E3 (France, Allemagne, Grande-Bretagne) ont redoublé d'efforts pour répondre aux inquiétudes de l'Iran et le ramener au respect de ses engagements", rappelle le communiqué publié mardi. Les trois pays continuent d'ailleurs de croire en des efforts diplomatiques pour ramener Téhéran et Washington à la table des négociations, et de tels efforts seront repris "dès que les conditions le permettront", poursuit le texte. Face au constat que l'Iran a cependant continué de s'affranchir des limites fixées par l'accord pour encadrer son activité nucléaire et afin d'éviter que la République islamique ne se dote de l'arme ultime, "nous n'avons plus d'autre choix", notent les trois Etats, que de "saisir la Commission conjointe dans le cadre du mécanisme de règlement des différends". Les trois cosignataires européens affirment avoir précédemment mis en garde Téhéran contre cette possibilité, et indiquent agir "en toute bonne foi avec l'objectif primordial de préserver l'accord et dans l'espoir sincère de trouver une solution pour sortir de l'impasse". L'accord signé à Vienne en 2015 avait également été paraphé par la Russie et la Chine. Les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l'UE s'étaient rassemblés vendredi dernier pour évoquer l'inquiétant regain de tensions entre Washington et Téhéran à la suite de la mort du puissant général iranien Qassem Soleimani dans un raid américain sur Bagdad. Ils avaient encore rappelé à cette occasion leur attachement au JCPoA, dont l'Iran ne respecte pourtant plus les principales lignes directrices comme la limitation du nombre de centrifugeuses actives dans la production d'uranium enrichi. (Belga)

L'Europe a depuis maintenu que l'accord reste un texte important à ses yeux, et tente de le préserver via ses propres engagements de levée des sanctions qui y sont prévus. "A la suite de l'annonce par l'Iran, en mai 2019, qu'il cesserait de respecter certains de ses engagements au titre du JCPoA (le nom officiel de l'accord, pour "Joint Comprehensive Plan of Action"), nous avons cherché à le persuader de changer d'orientation. Les E3 (France, Allemagne, Grande-Bretagne) ont redoublé d'efforts pour répondre aux inquiétudes de l'Iran et le ramener au respect de ses engagements", rappelle le communiqué publié mardi. Les trois pays continuent d'ailleurs de croire en des efforts diplomatiques pour ramener Téhéran et Washington à la table des négociations, et de tels efforts seront repris "dès que les conditions le permettront", poursuit le texte. Face au constat que l'Iran a cependant continué de s'affranchir des limites fixées par l'accord pour encadrer son activité nucléaire et afin d'éviter que la République islamique ne se dote de l'arme ultime, "nous n'avons plus d'autre choix", notent les trois Etats, que de "saisir la Commission conjointe dans le cadre du mécanisme de règlement des différends". Les trois cosignataires européens affirment avoir précédemment mis en garde Téhéran contre cette possibilité, et indiquent agir "en toute bonne foi avec l'objectif primordial de préserver l'accord et dans l'espoir sincère de trouver une solution pour sortir de l'impasse". L'accord signé à Vienne en 2015 avait également été paraphé par la Russie et la Chine. Les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l'UE s'étaient rassemblés vendredi dernier pour évoquer l'inquiétant regain de tensions entre Washington et Téhéran à la suite de la mort du puissant général iranien Qassem Soleimani dans un raid américain sur Bagdad. Ils avaient encore rappelé à cette occasion leur attachement au JCPoA, dont l'Iran ne respecte pourtant plus les principales lignes directrices comme la limitation du nombre de centrifugeuses actives dans la production d'uranium enrichi. (Belga)