A l'ouverture du procès, très calmes et attentifs, les deux anciens maires ont affirmé qu'ils répondraient aux questions de la cour, ne choisissant pas d'user de leur droit au silence. Barahira, 65 ans en juin, s'est dit "retraité", Ngenzi, 58 ans, s'est présenté comme "ingénieur forestier". Les deux hommes, qui se sont succédé à la tête de la localité, seront jugés pendant huit semaines pour "crimes contre l'humanité" et "génocide", pour "une pratique massive et systématique d'exécutions sommaires" en application d'un "plan concerté tendant à la destruction" du groupe ethnique tutsi. Un procès fleuve pour un génocide éclair: à Kabarondo, les tueries étaient terminées avant la fin avril, avec l'entrée de la rébellion tutsi du Front patriotique rwandais (FPR, actuellement au pouvoir). Alors que le génocide, qui fit au moins 800.000 morts, n'a pris fin qu'en juillet à Kigali. (Belga)

A l'ouverture du procès, très calmes et attentifs, les deux anciens maires ont affirmé qu'ils répondraient aux questions de la cour, ne choisissant pas d'user de leur droit au silence. Barahira, 65 ans en juin, s'est dit "retraité", Ngenzi, 58 ans, s'est présenté comme "ingénieur forestier". Les deux hommes, qui se sont succédé à la tête de la localité, seront jugés pendant huit semaines pour "crimes contre l'humanité" et "génocide", pour "une pratique massive et systématique d'exécutions sommaires" en application d'un "plan concerté tendant à la destruction" du groupe ethnique tutsi. Un procès fleuve pour un génocide éclair: à Kabarondo, les tueries étaient terminées avant la fin avril, avec l'entrée de la rébellion tutsi du Front patriotique rwandais (FPR, actuellement au pouvoir). Alors que le génocide, qui fit au moins 800.000 morts, n'a pris fin qu'en juillet à Kigali. (Belga)