Pendant la passation de pouvoir entre Christophe Castaner et Gérald Darmanin, une vingtaine de militantes se sont rassemblées près du ministère de l'Intérieur en appelant à la démission du nouveau locataire de la place Beauvau, visé par une plainte pour viol. Descendant la rue avec des fumigènes et des pancartes "Darmanin à l'Intérieur, vous vous torchez avec nos plaintes", ces militantes ont été rapidement stoppées par les forces de l'ordre qui quadrillaient le quartier, proche de l'Élysée. Ces manifestantes, qui répondaient à un appel spontané sur les réseaux sociaux, ont scandé des slogans hostiles au ministre ("Darmanin violeur, police complice") mais aussi à Eric Dupond-Moretti ("Un violeur à l'Intérieur, un complice à la Justice"), à qui elles reprochent "un désintérêt et des attaques" contre les prises de paroles de femmes victimes de violences. "Ce remaniement montre bien que nous ne sommes pas entendues, pas crues. La promotion de Gérald Darmanin est une blague... Cela suscite tellement de colère, de désespoir que nous poursuivrons nos actions", souligne une militante, regrettant de ne pas avoir pu "aller devant le ministère". Lors d'une seconde manifestation organisée devant l'église de la Madeleine, une cinquantaine de militantes du collectif #Noustoutes, vêtues de noir, ont procédé à l'enterrement symbolique de l'égalité hommes-femmes, décrétée "grande cause du quinquennat" par l'exécutif. Emmanuel Macron "a perdu une fois de plus toute légitimité à parler des violences sexistes et sexuelles", a lancé devant des journalistes une responsable du collectif. "Avec la nomination de Gérald Darmanin", cette "grande cause" "a connu un coup fatal", a-t-elle insisté. M. Darmanin a été mis en cause par deux femmes début 2018, l'une pour viol, l'autre pour abus de faiblesse, des accusations qu'il réfute. Si l'enquête se poursuit pour la première, le parquet a rendu un non-lieu concernant la seconde. M. Dupond-Moretti, pour sa part, a été épinglé pour avoir critiqué en 2018 le fait que "siffler une femme" dans la rue "devienne une infraction pénale". "Il y a à mon avis une hystérisation du débat qui est totalement inutile", avait-il déclaré. (Belga)

Pendant la passation de pouvoir entre Christophe Castaner et Gérald Darmanin, une vingtaine de militantes se sont rassemblées près du ministère de l'Intérieur en appelant à la démission du nouveau locataire de la place Beauvau, visé par une plainte pour viol. Descendant la rue avec des fumigènes et des pancartes "Darmanin à l'Intérieur, vous vous torchez avec nos plaintes", ces militantes ont été rapidement stoppées par les forces de l'ordre qui quadrillaient le quartier, proche de l'Élysée. Ces manifestantes, qui répondaient à un appel spontané sur les réseaux sociaux, ont scandé des slogans hostiles au ministre ("Darmanin violeur, police complice") mais aussi à Eric Dupond-Moretti ("Un violeur à l'Intérieur, un complice à la Justice"), à qui elles reprochent "un désintérêt et des attaques" contre les prises de paroles de femmes victimes de violences. "Ce remaniement montre bien que nous ne sommes pas entendues, pas crues. La promotion de Gérald Darmanin est une blague... Cela suscite tellement de colère, de désespoir que nous poursuivrons nos actions", souligne une militante, regrettant de ne pas avoir pu "aller devant le ministère". Lors d'une seconde manifestation organisée devant l'église de la Madeleine, une cinquantaine de militantes du collectif #Noustoutes, vêtues de noir, ont procédé à l'enterrement symbolique de l'égalité hommes-femmes, décrétée "grande cause du quinquennat" par l'exécutif. Emmanuel Macron "a perdu une fois de plus toute légitimité à parler des violences sexistes et sexuelles", a lancé devant des journalistes une responsable du collectif. "Avec la nomination de Gérald Darmanin", cette "grande cause" "a connu un coup fatal", a-t-elle insisté. M. Darmanin a été mis en cause par deux femmes début 2018, l'une pour viol, l'autre pour abus de faiblesse, des accusations qu'il réfute. Si l'enquête se poursuit pour la première, le parquet a rendu un non-lieu concernant la seconde. M. Dupond-Moretti, pour sa part, a été épinglé pour avoir critiqué en 2018 le fait que "siffler une femme" dans la rue "devienne une infraction pénale". "Il y a à mon avis une hystérisation du débat qui est totalement inutile", avait-il déclaré. (Belga)