C'est le second hold-up, celui d'une bijouterie Cartier proche des Champs-Elysées, qui les a perdus: deux hommes sont arrêtés à l'issue du casse. Leur mode opératoire et des écoutes ultérieures mettront les enquêteurs sur la piste du vol sans bavure du comptoir du diamantaire de Beers commis plus d'un an avant. Ils sont trois dans le box des accusés et ont tous reconnu les faits. Dominique Vilaca, 33 ans, qui comparaît pour les deux vols mais dont le casier est vierge, a été condamné à quinze ans de réclusion criminelle. L'avocate générale avait demandé 20 ans contre un homme "déterminé", qui avait tiré "sept fois à hauteur d'homme, sur les policiers, sur un trajet de 3,7 km" à travers Paris après le vol chez Cartier. Son complice pour ce dernier braquage, Ismaïla Fofana, 26 ans et déjà condamné pour violences, s'est vu infliger la même peine de 15 ans, conforme aux réquisitions. Youssouf Fofana, 25 ans, un cousin d'Ismaïla fiché comme petit délinquant et jugé pour le vol chez De Beers, a été condamné à sept ans d'emprisonnement. La cour d'assises a clairement distingué les deux vols, comme l'avait fait l'accusation: "C'est quoi un braquage réussi ? C'est quand on ne se sert pas de son arme. La classe", avait lancé la représentante du ministère public. La "classe", c'était le premier vol au comptoir de Beers du grand magasin Printemps, boulevard Haussmann à Paris: en trois minutes, le 19 février 2013, Dominique Vilaca et Youssouf Fofana s'étaient emparés, arme au poing mais très calmement, de 24 bijoux pour 3,78 millions d'euros. Pas de casse, pas de blessés. Au contraire, le braquage chez Cartier, le 25 novembre 2014, avait vite basculé dans la violence. Les voleurs, sortis du magasin avec huit millions d'euros de bijoux, étaient parvenus à s'enfuir. S'était engagée une course-poursuite émaillée d'échanges de tirs avec la police et de prises d'otage. Bilan: beaucoup de balles perdues, un policier légèrement blessé et un des braqueurs touché au bras. (Belga)

C'est le second hold-up, celui d'une bijouterie Cartier proche des Champs-Elysées, qui les a perdus: deux hommes sont arrêtés à l'issue du casse. Leur mode opératoire et des écoutes ultérieures mettront les enquêteurs sur la piste du vol sans bavure du comptoir du diamantaire de Beers commis plus d'un an avant. Ils sont trois dans le box des accusés et ont tous reconnu les faits. Dominique Vilaca, 33 ans, qui comparaît pour les deux vols mais dont le casier est vierge, a été condamné à quinze ans de réclusion criminelle. L'avocate générale avait demandé 20 ans contre un homme "déterminé", qui avait tiré "sept fois à hauteur d'homme, sur les policiers, sur un trajet de 3,7 km" à travers Paris après le vol chez Cartier. Son complice pour ce dernier braquage, Ismaïla Fofana, 26 ans et déjà condamné pour violences, s'est vu infliger la même peine de 15 ans, conforme aux réquisitions. Youssouf Fofana, 25 ans, un cousin d'Ismaïla fiché comme petit délinquant et jugé pour le vol chez De Beers, a été condamné à sept ans d'emprisonnement. La cour d'assises a clairement distingué les deux vols, comme l'avait fait l'accusation: "C'est quoi un braquage réussi ? C'est quand on ne se sert pas de son arme. La classe", avait lancé la représentante du ministère public. La "classe", c'était le premier vol au comptoir de Beers du grand magasin Printemps, boulevard Haussmann à Paris: en trois minutes, le 19 février 2013, Dominique Vilaca et Youssouf Fofana s'étaient emparés, arme au poing mais très calmement, de 24 bijoux pour 3,78 millions d'euros. Pas de casse, pas de blessés. Au contraire, le braquage chez Cartier, le 25 novembre 2014, avait vite basculé dans la violence. Les voleurs, sortis du magasin avec huit millions d'euros de bijoux, étaient parvenus à s'enfuir. S'était engagée une course-poursuite émaillée d'échanges de tirs avec la police et de prises d'otage. Bilan: beaucoup de balles perdues, un policier légèrement blessé et un des braqueurs touché au bras. (Belga)