"Loin du 'nouveau deal écologique, social et démocratique, construit avec la société civile' promis en fin de semaine précédente par les négociateurs des deux partis, cette consultation très courte et sommaire est loin d'être satisfaisante", a ainsi indiqué Chems Mabrouk, la présidente de la FEF.

A sa sortie de l'entretien, jeudi matin, cette dernière avait toutefois qualifié de "positive" l'initiative des négociateurs tout en affirmant qu'aucune promesse n'avait été faite en matière, entre autres, de financement de l'enseignement. "Alors que la note préparatoire à la rencontre semblait présager de réels engagements en faveur d'un enseignement supérieur accessible et justement financé, avec la volonté affichée de refuser clairement toute sélection à l'entrée des études, la direction annoncée ce jeudi matin quant à l'instauration de tests d'orientation obligatoires à l'entrée de tous les cursus d'enseignement supérieur est en complète dissonance avec ce qui avait été promis", a pointé Chems Mabrouk.

La présidente de la FEF a rappelé que celle-ci "dénonce la mise en place des tests d'orientation et a fortiori leur généralisation". La Fédération attend désormais du PS et d'Ecolo qu'ils prennent leurs responsabilités et, soit s'engagent à un changement de cap radical en supprimant tout mécanisme de sélection, soit assument leur volonté de réduire l'accès à l'enseignement supérieur en arrêtant de se cacher derrière la société civile, a conclu la FEF.

Belga