Depuis les refus du PTB et du cdH de poursuivre les pourparlers avec le PS, puis l'échec de la tentative "coquelicot" d'un gouvernement minoritaire élargi à la société civile et à des députés d'opposition, l'axe PS-Ecolo mène avec le MR des pourparlers exploratoires qui ont toutes les apparences d'une négociation. Les sujets sont en effet débattus "très en profondeur", a confirmé M. Crucke vendredi sur les ondes de Matin Première (RTBF). "Dans les notes que (le négociateur MR et ministre-président wallon sortant) Willy Borsus nous transmet, on voit bien qu'on va plus loin" qu'une simple phase exploratoire. Si M. Crucke dit comprendre la nécessité de prendre du temps pour "recréer de la confiance entre les trois formations politiques", il note aussi que le timing actuel est "imposé" par la "procédure particulière" d'Ecolo qui obligera à un moment donné les Verts à repasser devant leurs instances. "La procédure est ce qu'elle est, mais à un moment donné, il faut pouvoir enclencher la vitesse supérieure (...) Il faut pouvoir avancer, parce que le citoyen demande qu'un gouvernement soit formé. Après un mois de recherche du coquelicot, après de la plongée exploratoire, l'urgence est là", a affirmé Jean-Luc Crucke. "Il y a une urgence climatique, une urgence économique, mais aussi une urgence sociale: vous ne pouvez pas laisser les personnes dans la pauvreté sur le bord du chemin", a-t-il ajouté en prenant des accents de libéralisme social. Sur des pierres d'achoppement telles que le tronc commun dans l'enseignement secondaire ou l'assurance autonomie, "je suis persuadé qu'il est possible de trouver un terrain d'entente", a-t-il assuré. Et alors qu'Ecolo n'est pas numériquement indispensable à une coalition, il continue de défendre l'idée d'une majorité à trois pour prendre de nouvelles réformes éthiques et de gouvernance. (Belga)