Leur note, contiendrait plus d'accents de centre droit que celle de leur prédécesseur, Paul Magnette ayant tenté en vain de former un gouvernement arc-en-ciel, relève L'Echo.

Le document ne susciterait pas d'enthousiasme débordant, en déduit La Libre Belgique, compilant les réactions obtenues: "Inadmissible", "Brouillonne", "Indigente", "À droite toute", "Pas très emballante", "Pleine de fautes d'orthographe".

Le Soir en retient le concept de pension universelle, un régime qui trouve une parenté dans le système des pensions, mais aussi dans celui de l'allocation universelle. Selon ce principe, toute personne qui a travaillé un certain nombre d'années aurait automatiquement droit, à la fin de sa carrière, à un montant de base.

De Standaard, cité par le même quotidien, dévoile d'autres éléments du document. Ainsi, un commissaire royal serait chargé de préparer une réforme de l'Etat, sans que le gouvernement en soit encombré. Le déficit budgétaire serait réduit à moins de 1 % du PIB à la fin de la législature, sans hausse de la pression fiscale. Sur les questions éthiques, c'est le gouvernement qui déciderait, et non plus le parlement. Sur les questions sociales, on augmenterait le pouvoir d'achat sans toucher à la compétitivité.

Cette mouture essayerait de garder les nationalistes à la table des négociations, selon L'Echo qui observe que la politique migratoire est davantage orientée dans leur direction. Les informateurs plaideraient pour des classiques tels que le traitement plus rapide des demandes d'asile, la conclusion d'accords de réadmission avec les pays pour rapatrier les illégaux et un retour - volontairement et, si nécessaire, forcé - beaucoup plus efficace pour qui ne peut rester. Le quotidien évoque aussi que le principal objectif de Bouchez et Coens est d'augmenter le taux d'emploi. Le duo maintient par ailleurs l'ambition à 35% de réduction des émissions de CO2 d'ici 2030.

D'autres quotidiens rapportent que Bart De Wever a confié dans les médias néerlandophones qu'il était "très agréablement surpris". En revanche une source socialiste, citée dans L'Echo, affirme que "ce n'est pas une note. Elle est irréaliste. Et imbuvable".

Bouchez dénonce les "informations inexactes" sur sa note

L'informateur royal Georges-Louis Bouchez a dénoncé cette fuite ainsi que les commentaires politiques anonymes publiés jeudi dans les journaux.

"Est-ce vraiment sérieux de commenter une note que l'on n'a pas lue? Est-ce responsable de faire circuler, de manière anonyme, des informations inexactes et des jugements lapidaires? L'urgence pour notre pays requiert du calme, de la discrétion et du travail constructif", a réagi le président du MR sur son compte Twitter.

Après la sortie de son collègue Bouchez, Joachim Coens a lui aussi réagi sur Twitter au débat autour de leur note commune.

"Parlons-nous autour d'une table et travaillons à des solutions", a-t-il commenté plus sobrement.

Les deux hommes sont attendus lundi au Palais royal pour faire rapport de leur mission d'information au chef de l'Etat.

La note des informateurs "tient davantage compte de la réalité politique en Flandre"

La N-VA a salué jeudi le contenu de la note fuitée des informateurs royaux, la jugeant "plus réaliste" que celle rédigée par le précédent informateur royal Paul Magnette.

"On tient maintenant davantage compte de la réalité politique en Flandre", a commenté le chef de groupe N-VA à la Chambre, Peter De Roover, interrogé lors de l'émission De Ochtend sur Radio 1 (VRT).

La note de MM. Bouchez et Coens, qui entend reproduire certaines recettes de centre-droit du gouvernement Michel, ne reprend notamment plus le relèvement de la pension minimum à 1.500 euros ou encore l'augmentation des allocations sociales au-dessus du seuil de pauvreté. Elle ouvre aussi la porte à une prolongation des centrales nucléaires.

Pour M. De Roover, dire que la nouvelle note suscite l'enthousiasme dans le camp nationaliste flamand serait un grand mot, "mais ce qui est sur la table s'écarte de la note Magnette. Elle est plus réaliste. Aucune majorité n'aurait pu être construire autour de la note Magnette. Il faut donc chercher quelque chose d'autre".

La FGTB invite PS et Ecolo à la prudence

Le président de la FGTB Robert Vertenueil a exprimé son inquiétude à la lecture des éléments contenus dans la note, invitant le PS, Ecolo, voire le cdH à la plus grande prudence.

Interrogé sur les ondes de Bel-RTL, le patron du syndicat socialiste a estimé que les éléments connus de la note préfiguraient la mise sur pied d'un gouvernement de centre-droit pas fort différent du précédent, alors que celui-ci a perdu sa majorité lors du dernier scrutin.

"On est en train de dire au citoyen qui a voté contre (l'ancien gouvernement): nous nous foutons de ce que vous avez voté, nous allons continuer entre nous", a commenté M. Vertenueil.

En suivant cette logique, "il ne faudra pas s'étonner que le fossé entre le citoyen et le politique continue à s'agrandir", a-t-il ajouté.

M. Vertenueil invite en conséquence les partis de centre-gauche pressentis pour former un nouveau gouvernement fédéral à la prudence.

A ses yeux, cette note ne répond en effet pas "aux aspirations de la population" et n'est nullement en ligne avec les axes de leurs programmes politiques respectifs.

Le patron de la FGTB y pointe notamment l'absence de tout changement en matière d'âge de la pension ou de revalorisation du salaire minimum, ainsi que l'accent mis sur la gestion du déficit budgétaire.

S'il convient de résorber le déficit budgétaire, cela doit toutefois se faire "de manière raisonnable, sans aller à nouveau chercher l'argent dans la poche des citoyens qui ont déjà assez craché", a encore jugé M. Vertenueil.

Leur note, contiendrait plus d'accents de centre droit que celle de leur prédécesseur, Paul Magnette ayant tenté en vain de former un gouvernement arc-en-ciel, relève L'Echo.Le document ne susciterait pas d'enthousiasme débordant, en déduit La Libre Belgique, compilant les réactions obtenues: "Inadmissible", "Brouillonne", "Indigente", "À droite toute", "Pas très emballante", "Pleine de fautes d'orthographe". Le Soir en retient le concept de pension universelle, un régime qui trouve une parenté dans le système des pensions, mais aussi dans celui de l'allocation universelle. Selon ce principe, toute personne qui a travaillé un certain nombre d'années aurait automatiquement droit, à la fin de sa carrière, à un montant de base. De Standaard, cité par le même quotidien, dévoile d'autres éléments du document. Ainsi, un commissaire royal serait chargé de préparer une réforme de l'Etat, sans que le gouvernement en soit encombré. Le déficit budgétaire serait réduit à moins de 1 % du PIB à la fin de la législature, sans hausse de la pression fiscale. Sur les questions éthiques, c'est le gouvernement qui déciderait, et non plus le parlement. Sur les questions sociales, on augmenterait le pouvoir d'achat sans toucher à la compétitivité. Cette mouture essayerait de garder les nationalistes à la table des négociations, selon L'Echo qui observe que la politique migratoire est davantage orientée dans leur direction. Les informateurs plaideraient pour des classiques tels que le traitement plus rapide des demandes d'asile, la conclusion d'accords de réadmission avec les pays pour rapatrier les illégaux et un retour - volontairement et, si nécessaire, forcé - beaucoup plus efficace pour qui ne peut rester. Le quotidien évoque aussi que le principal objectif de Bouchez et Coens est d'augmenter le taux d'emploi. Le duo maintient par ailleurs l'ambition à 35% de réduction des émissions de CO2 d'ici 2030. D'autres quotidiens rapportent que Bart De Wever a confié dans les médias néerlandophones qu'il était "très agréablement surpris". En revanche une source socialiste, citée dans L'Echo, affirme que "ce n'est pas une note. Elle est irréaliste. Et imbuvable".L'informateur royal Georges-Louis Bouchez a dénoncé cette fuite ainsi que les commentaires politiques anonymes publiés jeudi dans les journaux."Est-ce vraiment sérieux de commenter une note que l'on n'a pas lue? Est-ce responsable de faire circuler, de manière anonyme, des informations inexactes et des jugements lapidaires? L'urgence pour notre pays requiert du calme, de la discrétion et du travail constructif", a réagi le président du MR sur son compte Twitter. Après la sortie de son collègue Bouchez, Joachim Coens a lui aussi réagi sur Twitter au débat autour de leur note commune. "Parlons-nous autour d'une table et travaillons à des solutions", a-t-il commenté plus sobrement. Les deux hommes sont attendus lundi au Palais royal pour faire rapport de leur mission d'information au chef de l'Etat.La N-VA a salué jeudi le contenu de la note fuitée des informateurs royaux, la jugeant "plus réaliste" que celle rédigée par le précédent informateur royal Paul Magnette."On tient maintenant davantage compte de la réalité politique en Flandre", a commenté le chef de groupe N-VA à la Chambre, Peter De Roover, interrogé lors de l'émission De Ochtend sur Radio 1 (VRT). La note de MM. Bouchez et Coens, qui entend reproduire certaines recettes de centre-droit du gouvernement Michel, ne reprend notamment plus le relèvement de la pension minimum à 1.500 euros ou encore l'augmentation des allocations sociales au-dessus du seuil de pauvreté. Elle ouvre aussi la porte à une prolongation des centrales nucléaires. Pour M. De Roover, dire que la nouvelle note suscite l'enthousiasme dans le camp nationaliste flamand serait un grand mot, "mais ce qui est sur la table s'écarte de la note Magnette. Elle est plus réaliste. Aucune majorité n'aurait pu être construire autour de la note Magnette. Il faut donc chercher quelque chose d'autre".Le président de la FGTB Robert Vertenueil a exprimé son inquiétude à la lecture des éléments contenus dans la note, invitant le PS, Ecolo, voire le cdH à la plus grande prudence.Interrogé sur les ondes de Bel-RTL, le patron du syndicat socialiste a estimé que les éléments connus de la note préfiguraient la mise sur pied d'un gouvernement de centre-droit pas fort différent du précédent, alors que celui-ci a perdu sa majorité lors du dernier scrutin. "On est en train de dire au citoyen qui a voté contre (l'ancien gouvernement): nous nous foutons de ce que vous avez voté, nous allons continuer entre nous", a commenté M. Vertenueil. En suivant cette logique, "il ne faudra pas s'étonner que le fossé entre le citoyen et le politique continue à s'agrandir", a-t-il ajouté. M. Vertenueil invite en conséquence les partis de centre-gauche pressentis pour former un nouveau gouvernement fédéral à la prudence. A ses yeux, cette note ne répond en effet pas "aux aspirations de la population" et n'est nullement en ligne avec les axes de leurs programmes politiques respectifs. Le patron de la FGTB y pointe notamment l'absence de tout changement en matière d'âge de la pension ou de revalorisation du salaire minimum, ainsi que l'accent mis sur la gestion du déficit budgétaire. S'il convient de résorber le déficit budgétaire, cela doit toutefois se faire "de manière raisonnable, sans aller à nouveau chercher l'argent dans la poche des citoyens qui ont déjà assez craché", a encore jugé M. Vertenueil.