Le roi a reçu en audience ce matin Conner Rousseau, président du SP.A. Suivront ce mardi Georges-Louis Bouchez, président du MR, et les coprésidents Ecolo Jean-Marc Nollet et Rajae Maouane. Avant un dernier tour de table mercredi et la nomination d'un nouveau missionnaire, pacificateur, dont les qualités de psychologue voire de psychiatre devront être importante : l'Open VLD est favori, suivi dans les nominés par le CDH et le SP.A. Maxime Prévot, président humaniste, disait lundi : les grands partis ont échoué dans la quête d'une solution, c'est aux petits de tenter leur chance.

En attendant, les sorties virulentes, les mises en garde et les ironies se multiplient, laissant peu de doute sur le caractère délétère de la situation. Béatrice Delvaux, éditorialiste en chef du Soir, utilise une image qui sonne étrangement juste en faisant référence au "Catch 22" de l'auteur Joseph Heller, qui évoque une situation paradoxale à laquelle un individu ne peut échapper en raison de règles ou de limitation contradictoires. Dans l'Air force, cela se traduit comme suite : "un pilote qui continue à mener des combats aériens sans demander d'être relevé est considéré comme fou, mais jugé assez sain d'esprit pour continuer à voler". Le cas belge relève de l'ordre de la psychiatrie.

Theo Francken (N-VA) n'a plus réitéré ce matin à la RTBF l'idée d'un "front flamand" - recalée par le CDéV et l'Open VLD car de l'ordre "du vocabulaire guerrier" -, mais il a déposé sur la table le débat existentiel belge en mettant en garde contre une coalition sans la N-VA : "la Vivaldi c'est la partition de la fin de Belgique". Le problème, c'est qu'il reconnaît en même temps... que la N-VA ne parvient pas à réunir une majorité fédérale. Voilà une injonction paradoxale qui rend fou (et qui mène à un objectif clair : la... fin de la Belgique.

François De Smet, président de DéFî, décode aussi les propos de Theo Francken limitant la Belgique de demain aux Diables rouges et à la bière sur le ton de l'humour : "La Belgique n'est pas une carte postale". Stéphane Hazée (Ecolo), pose lui une judicieuse question : si la Vivaldi signifie la fin de la Belgique, "pourquoi dès lors la NVA, dont c'est l'objet social, combat-elle tant ce scénario ?" De quoi devenir fou, disait-on.

Mais sur la place publique, cela se déchire violemment. N-VA et PS sont en échec et mat, cela on le savait. Bart De Wever dénonce la fuite du PS : "au lieu de s'attaquer aux problèmes, il leur tourne le dos". https://www.levif.be/actualite/belgique/de-wever-au-lieu-de-s-attaquer-aux-problemes-le-ps-a-tourne-le-dos/article-normal-1253405.html Mais le plus préoccupant, c'est que le CD&V et le PS sont décidément au bord de la rupture, or il s'agit d'un duo important pour l'avenir du pays. Le ministre flamand Benjamin Dalle (CD&V) a des mots très durs à l'égard de Paul Magnette : "Il se comporte en saboteur du système. C'est l'allié objectif des séparatistes." Au CD&V, on se dit nostalgique... d'Elio Di Rupo.

Le MR n'est pas en reste, par la voix notamment de l'élue bruxelloise Clémentine Barzin : "Ce PS qui s'offusque qu'on ne tienne pas compte du million de Bruxellois dans une proposition de coalitions miroir et qui se fout du million d'électeurs du premier parti flamand démocratique. Se fout-il aussi de la Belgique?". Envoyez, c'est du lourd.

Paul Magnette, lui, dénonce les "contrevérités et attaques personnes" de l'ancien missionnaire Koen Geens (CD&V) et du président nationaliste Bart De Wever. Le premier l'accuse notamment de ne pas avoir pris en considération le CD&V lors de sa mission d'information, ce que le président socialiste récuse. Magnette se pose désormais en bâtisseur de ponts, suscitant la rage de ceux qui voient dans ses sorties de la semaine passée une manière de les faire exploser. Pendant ce temps, dans son parti, seules quelques voix dont celle du sage bruxellois Charles Picqué ou du député-bourgmestre Eric Thiébaut se lèvent pour dire qu'un débat institutionnel s'avère désormais inéluctable. Pour l'heure, il prêche dans le désert.

Dans ce charivari, les écologistes en cessent de marteler qu'il reste possible de mettre à table les gens de bonne volonté pour "donner un avenir à ce pays". C'est le "plan B pour Belgique" qui allierait socialistes, libéraux, écologistes et sociaux-chrétiens. C'est ce que l'on nomme aussi la Vivaldi, sans les deux premiers partis flamands, nationalistes, et c'est ce que la N-VA met en garde comme source de fin du pays. Ce serait en tout état de cause reculer pour mieux sauter avant un probable séisme électoral en 2024 au plus tard. Finira-t-on par y arriver?

Le roi a reçu en audience ce matin Conner Rousseau, président du SP.A. Suivront ce mardi Georges-Louis Bouchez, président du MR, et les coprésidents Ecolo Jean-Marc Nollet et Rajae Maouane. Avant un dernier tour de table mercredi et la nomination d'un nouveau missionnaire, pacificateur, dont les qualités de psychologue voire de psychiatre devront être importante : l'Open VLD est favori, suivi dans les nominés par le CDH et le SP.A. Maxime Prévot, président humaniste, disait lundi : les grands partis ont échoué dans la quête d'une solution, c'est aux petits de tenter leur chance.En attendant, les sorties virulentes, les mises en garde et les ironies se multiplient, laissant peu de doute sur le caractère délétère de la situation. Béatrice Delvaux, éditorialiste en chef du Soir, utilise une image qui sonne étrangement juste en faisant référence au "Catch 22" de l'auteur Joseph Heller, qui évoque une situation paradoxale à laquelle un individu ne peut échapper en raison de règles ou de limitation contradictoires. Dans l'Air force, cela se traduit comme suite : "un pilote qui continue à mener des combats aériens sans demander d'être relevé est considéré comme fou, mais jugé assez sain d'esprit pour continuer à voler". Le cas belge relève de l'ordre de la psychiatrie.Theo Francken (N-VA) n'a plus réitéré ce matin à la RTBF l'idée d'un "front flamand" - recalée par le CDéV et l'Open VLD car de l'ordre "du vocabulaire guerrier" -, mais il a déposé sur la table le débat existentiel belge en mettant en garde contre une coalition sans la N-VA : "la Vivaldi c'est la partition de la fin de Belgique". Le problème, c'est qu'il reconnaît en même temps... que la N-VA ne parvient pas à réunir une majorité fédérale. Voilà une injonction paradoxale qui rend fou (et qui mène à un objectif clair : la... fin de la Belgique.François De Smet, président de DéFî, décode aussi les propos de Theo Francken limitant la Belgique de demain aux Diables rouges et à la bière sur le ton de l'humour : "La Belgique n'est pas une carte postale". Stéphane Hazée (Ecolo), pose lui une judicieuse question : si la Vivaldi signifie la fin de la Belgique, "pourquoi dès lors la NVA, dont c'est l'objet social, combat-elle tant ce scénario ?" De quoi devenir fou, disait-on.Mais sur la place publique, cela se déchire violemment. N-VA et PS sont en échec et mat, cela on le savait. Bart De Wever dénonce la fuite du PS : "au lieu de s'attaquer aux problèmes, il leur tourne le dos". https://www.levif.be/actualite/belgique/de-wever-au-lieu-de-s-attaquer-aux-problemes-le-ps-a-tourne-le-dos/article-normal-1253405.html Mais le plus préoccupant, c'est que le CD&V et le PS sont décidément au bord de la rupture, or il s'agit d'un duo important pour l'avenir du pays. Le ministre flamand Benjamin Dalle (CD&V) a des mots très durs à l'égard de Paul Magnette : "Il se comporte en saboteur du système. C'est l'allié objectif des séparatistes." Au CD&V, on se dit nostalgique... d'Elio Di Rupo.Le MR n'est pas en reste, par la voix notamment de l'élue bruxelloise Clémentine Barzin : "Ce PS qui s'offusque qu'on ne tienne pas compte du million de Bruxellois dans une proposition de coalitions miroir et qui se fout du million d'électeurs du premier parti flamand démocratique. Se fout-il aussi de la Belgique?". Envoyez, c'est du lourd.Paul Magnette, lui, dénonce les "contrevérités et attaques personnes" de l'ancien missionnaire Koen Geens (CD&V) et du président nationaliste Bart De Wever. Le premier l'accuse notamment de ne pas avoir pris en considération le CD&V lors de sa mission d'information, ce que le président socialiste récuse. Magnette se pose désormais en bâtisseur de ponts, suscitant la rage de ceux qui voient dans ses sorties de la semaine passée une manière de les faire exploser. Pendant ce temps, dans son parti, seules quelques voix dont celle du sage bruxellois Charles Picqué ou du député-bourgmestre Eric Thiébaut se lèvent pour dire qu'un débat institutionnel s'avère désormais inéluctable. Pour l'heure, il prêche dans le désert.Dans ce charivari, les écologistes en cessent de marteler qu'il reste possible de mettre à table les gens de bonne volonté pour "donner un avenir à ce pays". C'est le "plan B pour Belgique" qui allierait socialistes, libéraux, écologistes et sociaux-chrétiens. C'est ce que l'on nomme aussi la Vivaldi, sans les deux premiers partis flamands, nationalistes, et c'est ce que la N-VA met en garde comme source de fin du pays. Ce serait en tout état de cause reculer pour mieux sauter avant un probable séisme électoral en 2024 au plus tard. Finira-t-on par y arriver?