Pour illustrer le grand écart séparant les socialistes des nationalistes, Geert Bourgeois cite la façon d'atteindre l'objectif d'un taux d'emploi à 80%. "Le PS préfère doper l'emploi public et réduire le temps de travail avec maintien de salaire. Il ne veut pas d'une flexibilisation du marché du travail, ni d'une limitation dans le temps des allocations de chômage, ni de la suppression des prépensions. (...) Le PS veut augmenter les dépenses de 8 milliards d'euros et compenser cela par des augmentations d'impôts." "Ça ne va pas. Nous soutenons le relèvement des pensions les plus basses, mais nous n'allons pas relever massivement toutes les allocations et faire payer la facture par le Flamand, qui assume déjà 70% des impôts dans ce pays", prétend l'ancien ministre-président flamand devenu député européen. A ses yeux, il n'y a pas qu'entre les socialistes et la N-VA que le fossé est profond. "Nos propositions communautaires ont rencontré un certain intérêt au PS. Le parti compte dans ses rangs quelques régionalistes convaincus et depuis qu'Elio Di Rupo est ministre-président, les esprits mûrissent. Le problème est que le MR ne veut rien lâcher au plan communautaire et met la pression sur le PS." La Belgique existera-t-elle toujours dans cinq ans? "En 2024, je pense que oui", répond-il. Et après? "Nous verrons bien..." (Belga)