Interrogé dans SudPresse, le député Theo Francken lance quant à lui un avertissement aux partis francophones: s'ils ignorent les revendications institutionnelles, ils ne devront pas se plaindre si la N-VA et le Vlaams Belang obtiennent une majorité en Flandre dans cinq ans.

Les élections du 26 mai et la difficulté à former un gouvernement fédéral montrent que le pays est "mûr" pour le confédéralisme, estime M. De Wever, dans une interview publiée lundi par le site Newsweek.be. Jamais les deux opinions publiques n'ont été aussi éloignées et, entre quatre yeux, la plupart des dirigeants politiques en conviennent, affirme-t-il. "Lorsque je parle entre quatre yeux avec les figures de proue, je n'ai jamais vu autant de désespoir. En ce sens qu'on ne voit simplement plus la solution. Elle n'est pas là, on ne la voit pas", ajoute-t-il.

A ses yeux, la Belgique peut tout au plus espérer transformer sa "non-gouvernance" en "mal-gouvernance", dont témoignerait l'avènement d'une coalition arc-enc-ciel composée de partis tellement antagoniques qu'il n'en sortirait rien. Le leader nationalistes considère qu'il est temps de passer "au plat de résistance", à savoir une "transformation" complète et ordonnée de l'Etat, mais constate dans le même temps que les électeurs ne lui ont pas donné la force suffisante pour l'obtenir et regrette que le PS ne s'y soit pas préparé.

Si rien ne change, M. De Wever prédit une "implosion" du système en 2024 qui verrait disparaître les partis traditionnels et les partis anti-système, "révolutionnaires", comme le Vlaams Belang et le PTB, devenir les plus grands. "Ce n'est pas de la science-fiction. On n'est plus très loin", assure-t-il.

La N-VA reste candidate à faire partie d'un gouvernement, a souligné M. Francken. "Laisser la N-VA et le Vlaams Belang dans l'opposition, les deux premiers partis du pays (de Flandre, ndlr). Sérieusement? Il faut des gens raisonnables à table. Je dis aux francophones de bien faire attention... Aux élections de 2024, ils ne devront pas se plaindre si des partis nationalistes flamands obtiennent la majorité. Celui qui se dit homme d'Etat ne peut pas toujours dire non à nos revendications institutionnelles (...) Ceux qui disent aimer la Belgique ne doivent pas jouer avec le feu", a-t-il averti.

Interrogé dans SudPresse, le député Theo Francken lance quant à lui un avertissement aux partis francophones: s'ils ignorent les revendications institutionnelles, ils ne devront pas se plaindre si la N-VA et le Vlaams Belang obtiennent une majorité en Flandre dans cinq ans. Les élections du 26 mai et la difficulté à former un gouvernement fédéral montrent que le pays est "mûr" pour le confédéralisme, estime M. De Wever, dans une interview publiée lundi par le site Newsweek.be. Jamais les deux opinions publiques n'ont été aussi éloignées et, entre quatre yeux, la plupart des dirigeants politiques en conviennent, affirme-t-il. "Lorsque je parle entre quatre yeux avec les figures de proue, je n'ai jamais vu autant de désespoir. En ce sens qu'on ne voit simplement plus la solution. Elle n'est pas là, on ne la voit pas", ajoute-t-il. A ses yeux, la Belgique peut tout au plus espérer transformer sa "non-gouvernance" en "mal-gouvernance", dont témoignerait l'avènement d'une coalition arc-enc-ciel composée de partis tellement antagoniques qu'il n'en sortirait rien. Le leader nationalistes considère qu'il est temps de passer "au plat de résistance", à savoir une "transformation" complète et ordonnée de l'Etat, mais constate dans le même temps que les électeurs ne lui ont pas donné la force suffisante pour l'obtenir et regrette que le PS ne s'y soit pas préparé. Si rien ne change, M. De Wever prédit une "implosion" du système en 2024 qui verrait disparaître les partis traditionnels et les partis anti-système, "révolutionnaires", comme le Vlaams Belang et le PTB, devenir les plus grands. "Ce n'est pas de la science-fiction. On n'est plus très loin", assure-t-il. La N-VA reste candidate à faire partie d'un gouvernement, a souligné M. Francken. "Laisser la N-VA et le Vlaams Belang dans l'opposition, les deux premiers partis du pays (de Flandre, ndlr). Sérieusement? Il faut des gens raisonnables à table. Je dis aux francophones de bien faire attention... Aux élections de 2024, ils ne devront pas se plaindre si des partis nationalistes flamands obtiennent la majorité. Celui qui se dit homme d'Etat ne peut pas toujours dire non à nos revendications institutionnelles (...) Ceux qui disent aimer la Belgique ne doivent pas jouer avec le feu", a-t-il averti.