C'est à croire que les ténors de notre politique sont devenus sourds. Il est donc nécessaire de répéter à douze reprises chaque position pour qu'elle soit éventuellement entendue. C'était le cas du PS qui - via Paul Magnette, Elio Di Rupo, Rudy Demotte etc - a affirmé qu'il ne pouvait être question de s'associer à la N-VA. C'est désormais celui du CD&V qui - par la voix de Joachim Coens, Koen Geens, Servais Verherstraeten etc - précise que la N-VA doit être à bord et qu'une majorité dans le groupe linguistique néerlandophone de la majorité fédérale est indispensable.

Match nul, balle au centre. L'informateur francophone, Georges-Louis Bouchez (MR), affirme que les deux grands partis du pays, PS et N-VA, ne pourront pas "continuellement bloquer le jeu". Des contacts réguliers auraient lieu entre les deux formations, leur mission royale consistantdésormais à prendre deux semaines jusqu'au 28 janvier pour valider - ou invalider... - la possibilité de les associer au pouvoir. Et celle-ci est bien en cours.

Ce petit jeu sans fin pourrait préparer le terrain à une mission royale confiée à Bart De Wever, président de la N-VA, la semaine prochaine. PS et N-VA ont déjà eu la main ensemble avec Geert Bourgeois et Rudy Demotte, cet été, mais c'était davantage pour occuper le terrain qu'autre chose. Le président du PS, Paul Magnette, a été nommé informateur cet automne avant le duo Bouchez-Magnette, pour travailler la piste Vivaldi (socialistes, libéraux, écologistes, CD&V), mais les sociaux-chrétiens et les libéraux n'avaientguère apprécié le caractère très "gauchiste" de sa note. Il ne serait pas illogique que Bart De Wever, président de la N-VA, reçoive désormais sa chance comme il le réclame depuis des semaines. Cela reste, après tout, le premier parti du pays, même s'il a perdu beaucoup de terrain en mai 2019.

Selon Het Laatste Nieuws, la probabilité augmente, certaines réticences tombant du côté francophone. Même s'il s'agirait avant tout d'acter la gravité de la crise et l'impossibilité d'une alliance N-VA/ PS - on devrait passer pour cela aussi.

Cela étant, le duo actuel d'informateurs souhaiterait pouvoir passer à une étape suivante le 28 janvier, histoire de montrer que leur travail a été constructif,... davantage que celui de Paul Magnette (les egos, cela compte en politique). Bart De Wever pourrait-il incarner la solution sous la forme d'une mission de préformation ? Pourra-t-il sortir un lapin de son chapeau (certains rêvaient d'une improbable coalition... sans le PS). Dans une semaine, il sera temps de trancher/

C'est à croire que les ténors de notre politique sont devenus sourds. Il est donc nécessaire de répéter à douze reprises chaque position pour qu'elle soit éventuellement entendue. C'était le cas du PS qui - via Paul Magnette, Elio Di Rupo, Rudy Demotte etc - a affirmé qu'il ne pouvait être question de s'associer à la N-VA. C'est désormais celui du CD&V qui - par la voix de Joachim Coens, Koen Geens, Servais Verherstraeten etc - précise que la N-VA doit être à bord et qu'une majorité dans le groupe linguistique néerlandophone de la majorité fédérale est indispensable.Match nul, balle au centre. L'informateur francophone, Georges-Louis Bouchez (MR), affirme que les deux grands partis du pays, PS et N-VA, ne pourront pas "continuellement bloquer le jeu". Des contacts réguliers auraient lieu entre les deux formations, leur mission royale consistantdésormais à prendre deux semaines jusqu'au 28 janvier pour valider - ou invalider... - la possibilité de les associer au pouvoir. Et celle-ci est bien en cours.Ce petit jeu sans fin pourrait préparer le terrain à une mission royale confiée à Bart De Wever, président de la N-VA, la semaine prochaine. PS et N-VA ont déjà eu la main ensemble avec Geert Bourgeois et Rudy Demotte, cet été, mais c'était davantage pour occuper le terrain qu'autre chose. Le président du PS, Paul Magnette, a été nommé informateur cet automne avant le duo Bouchez-Magnette, pour travailler la piste Vivaldi (socialistes, libéraux, écologistes, CD&V), mais les sociaux-chrétiens et les libéraux n'avaientguère apprécié le caractère très "gauchiste" de sa note. Il ne serait pas illogique que Bart De Wever, président de la N-VA, reçoive désormais sa chance comme il le réclame depuis des semaines. Cela reste, après tout, le premier parti du pays, même s'il a perdu beaucoup de terrain en mai 2019.Selon Het Laatste Nieuws, la probabilité augmente, certaines réticences tombant du côté francophone. Même s'il s'agirait avant tout d'acter la gravité de la crise et l'impossibilité d'une alliance N-VA/ PS - on devrait passer pour cela aussi.Cela étant, le duo actuel d'informateurs souhaiterait pouvoir passer à une étape suivante le 28 janvier, histoire de montrer que leur travail a été constructif,... davantage que celui de Paul Magnette (les egos, cela compte en politique). Bart De Wever pourrait-il incarner la solution sous la forme d'une mission de préformation ? Pourra-t-il sortir un lapin de son chapeau (certains rêvaient d'une improbable coalition... sans le PS). Dans une semaine, il sera temps de trancher/