"J'ai énormément de respect pour le travail des préformateurs, j'attends avec impatience leur rapport mais c'est loin d'avancer suffisamment eu égard au temps qui passe. Il manque un sentiment d'urgence", a expliqué Mme Wilmès, interrogée sur les ondes de La Première.

Les yeux sont toujours tournés vers le PS et la N-VA, premier parti dans leur communauté et dont sont issus les préformateurs désignés par le Roi -le socialiste Rudy Demotte et le nationaliste Geert Bourgeois.

"On a plaidé pour qu'ils (PS et N-VA) se parlent. Il y a des rumeurs qu'ils se parlent mais il ne faut pas seulement se parler, il faut parler de manière constructive, mettre un projet sur la table, y associer les autres partis", a souligné la libérale francophone.

La Première ministre se refuse à parler à ce stade de l'échec d'une tentative de former une coalition associant les socialistes francophones et les nationalistes flamands. A l'entendre, quatre mois après les élections, les discussions en vue de former un gouvernement ne sont pas encore entrées dans le vif du sujet.

"On n'a pas encore eu de réelles discussions de contenu. C'est dès lors difficile d'acter un échec de ces négociations-là, sauf à dire qu'un des deux partis admet qu'il est impossible de discuter avec l'autre. Mais, à ce moment-là, il faut le dire", a-t-elle ajouté.