Ces annonces devaient être faites pendant la réunion sur l'Amazonie organisée lundi matin à l'Assemblée générale de l'ONU à New York, en présence de plusieurs chefs d'Etat dont le Français Emmanuel Macron, à l'initiative de la réunion, et les présidents du Chili, de la Colombie et de la Bolivie, mais pas du Brésil. Trois programmes devaient être annoncés. La Banque mondiale compte mettre en place un programme "Pro Green" avec l'Allemagne et la France pour financer des projets sur le terrain et la Banque interaméricaine de développement financera des actions dans les grands Etats amazoniens. En outre l'ONG américaine Conservation International va aider des projets locaux menés par des organisations non gouvernementales, des communautés autochtones et des entreprises privées. En tout, il s'agira d'environ 500 millions de dollars pour toutes les forêts tropicales, dont l'Amazonie, a précisé l'Elysée en amont de la réunion. Cette somme, en dons et prêts, s'ajoutera aux contributions existantes de l'Allemagne et de la Norvège, principaux bailleurs de fonds pour la forêt amazonienne mais qui ont bloqué des versements au Brésil cette année pour protester contre la politique du gouvernement brésilien, qui selon eux encourage la déforestation. Face aux critiques du Brésil qui accuse la France de remettre en cause sa souveraineté sur sa portion de forêt amazonienne, Paris répète qu'il s'agit "d'une initiative inclusive". "Il n'est pas question de remettre en cause la souveraineté des Etats", mais "ces programmes seront lancés quelle que soit la position brésilienne", a insisté l'Elysée. (Belga)