Dans ce courrier, on apprend que la Libye détenait des avoirs d'un montant gelé de 11.401.038.569,83 euros chez Euroclear. Ainsi que 2.511.051,25 euros et 5.000 dollars chez BNP. Enfin, 220 millions d'euros et 340 millions de dollars chez ING, pour le compte de la Banque centrale de Libye.

Didier Reynders demande à son homologue libyen si son pays envisage d'autoriser le dégel d'une partie des fonds chez Euroclear "pour des objectifs humanitaires".

Au courrier est également attachée une liste de sociétés belges envers lesquelles la Libye avait des dettes pour des contrats conclus sous l'ère Kadhafi. Le ministre invite son homologue à régler ces dettes. Le hic, c'est qu'une des sociétés citées, CK Technology, n'a jamais réclamé d'argent à la Libye. Le courrier lui alloue pourtant une créance de 3 millions d'euros.

Selon un porte-parole de Didier Reynders, ce dernier n'a servi à l'époque que de "boîte aux lettres" pour l'ambassade de Belgique en Libye, qui avait contacté les sociétés belges présentes en Libye et dressé ladite liste.

L'origine de cette erreur (l'entreprise elle-même ou l'ambassade) n'est pas connue, dit le porte-parole.