La première action consistera en une grande assemblée générale, vendredi, le 13 septembre, à la rue du Congrès. Les syndicats ont multiplié, en vain, les initiatives à Bruxelles au cours des derniers mois, et notamment depuis les dernières élections communales et régionales (dépôt d'un cahier de revendications, manifestations, arrêts de travail, passage aux conseils communaux pour défendre les salaires et les conditions de travail des agents). Ils se disent déçus du contenu de la déclaration du nouveau gouvernement régional qui n'exprime aucune intention, selon eux, de soutenir le personnel des pouvoirs locaux, en dépit de promesses électorales. Ils déplorent n'avoir eu droit à aucune réunion avec les autorités responsables depuis les dernières échéances électorales. Ils dénoncent particulièrement une détérioration "insoutenable" des conditions de travail dans le secteur hospitalier, liée au sous-financement du fédéral, à des barèmes bien trop faibles, à une surcharge de travail et à une charge psychosociale éprouvante, ... D'après le front commun syndical, le personnel n'a eu droit à aucune augmentation salariale depuis dix ans. Les syndicats socialiste, chrétien et libéral exigent donc, et avant tout, une augmentation de 10% des barèmes. "Les fonctionnaires de pouvoirs locaux bruxellois sont devenus les pauvres du système, surtout si on compare leur situation à celle de leurs homologues de Wallonie et de Flandre. Leur rémunération est entre 10 et 45% moins élevée", a expliqué le permanent CSC Benoît Lambotte. Après l'assemblée générale de vendredi, le front commun syndical veut accentuer la pression à court terme. Des interruptions de travail symboliques seront organisées au cours des prochains mois et, en cas de soutien suffisant du personnel, une grande manifestation ou des actions de grève sont déjà retenues parmi les options possibles. (Belga)