Plusieurs responsables et membres de DéFI avaient en effet réagi ce week-end en faisant remarquer à leur désormais ex-conseillère communale et provinciale que les candidats du parti amarante s'étaient engagés, dans le cadre de la campagne électorale, à rendre leur mandat au parti en cas d'adhésion à un autre parti politique. A la fin de la séance du conseil communal de Waterloo lundi soir, l'opposition Ecolo a également interpellé le collège communal à propos de ce transfert, en déplorant que plus de 1.000 électeurs waterlootois qui ont voté pour DéFI en octobre 2018 ne sont plus représentés. Les Verts waterlootois ont regretté cette situation "d'un point de vue démocratique". "C'est le choix de Madame Iezzi et cela concerne le parti DéFI, donc ni le vôtre, ni le mien. Elle a indiqué qu'elle démissionnait de ses mandats dérivés: tout est dit, je n'ai rien à ajouter. Le conseil communal n'a pas à intervenir", a répondu la bourgmestre MR Florence Reuter. A la sortie de ce conseil communal, Fiorella Iezzi précisait que son mandat de conseillère communale est nominatif. Elle affirme donc respecter le code de la démocratie locale en le conservant, et en démissionnant de ses mandats dérivés via lesquels elle exerçait un rôle d'observateur pour DéFI. La conseillère, qui a modifié sa déclaration d'apparentement au conseil communal de lundi pour rejoindre le MR, confirme avoir reçu ces derniers jours plusieurs mails "insistants" de DéFI lui demandant de démissionner. "Il y a plusieurs cas, à Bruxelles, de gens qui ont quitté Ecolo pour rejoindre DéFI et qui n'ont pas rendu leur mandat pour autant. Pourquoi me demande-t-on de faire ce qu'on n'exige pas d'autres élus ?", interroge Fiorella Iezzi. (Belga)