Mi-octobre, le Sénat avait prévu, dans le cadre de l'examen en première lecture du projet de loi consacré à la vie des maires, que le préfet transmette "sans délai" les informations dont il dispose au maire, en cas d'activation du système d'alerte aux populations. La sénatrice centriste de la Seine-Maritime, Catherine Morin-Desailly, qui habite Rouen, avait souligné que l'incendie de l'usine Lubrizol, le 26 septembre, avait "montré des carences dans le système d'alerte" aux populations. Dans la version adoptée par l'Assemblée, via un amendement du gouvernement, la disposition a été réécrite pour que les maires dont le territoire est affecté soient informés lorsque le préfet prend la direction des opérations de secours, et non pas lorsque le système d'alerte est activé. Selon le gouvernement, les maires seront ainsi informés plus en amont car souvent, le déclenchement du système d'alerte est le signe que "la crise est plus que constituée", le dispositif étant ainsi rendu "plus opérant et plus utile". Le ministre chargé des Collectivités territoriales, Sébastien Lecornu, a vanté un amendement "important" et une "des premières réponses concrètes et opérationnelles à l'après-Lubrizol", marquant "autant la confiance en les maires qu'en les services de l'Etat". La mesure a fait consensus, Sacha Houlié (LREM) soulignant que l'incendie de Rouen avait été "une leçon pour tout le monde", tandis que Sébastien Jumel (PCF) estimait qu'il fallait "réaffirmer le rôle pivot des maires" dans l'information de la population. (Belga)

Mi-octobre, le Sénat avait prévu, dans le cadre de l'examen en première lecture du projet de loi consacré à la vie des maires, que le préfet transmette "sans délai" les informations dont il dispose au maire, en cas d'activation du système d'alerte aux populations. La sénatrice centriste de la Seine-Maritime, Catherine Morin-Desailly, qui habite Rouen, avait souligné que l'incendie de l'usine Lubrizol, le 26 septembre, avait "montré des carences dans le système d'alerte" aux populations. Dans la version adoptée par l'Assemblée, via un amendement du gouvernement, la disposition a été réécrite pour que les maires dont le territoire est affecté soient informés lorsque le préfet prend la direction des opérations de secours, et non pas lorsque le système d'alerte est activé. Selon le gouvernement, les maires seront ainsi informés plus en amont car souvent, le déclenchement du système d'alerte est le signe que "la crise est plus que constituée", le dispositif étant ainsi rendu "plus opérant et plus utile". Le ministre chargé des Collectivités territoriales, Sébastien Lecornu, a vanté un amendement "important" et une "des premières réponses concrètes et opérationnelles à l'après-Lubrizol", marquant "autant la confiance en les maires qu'en les services de l'Etat". La mesure a fait consensus, Sacha Houlié (LREM) soulignant que l'incendie de Rouen avait été "une leçon pour tout le monde", tandis que Sébastien Jumel (PCF) estimait qu'il fallait "réaffirmer le rôle pivot des maires" dans l'information de la population. (Belga)