"On parle dans cette ville plus d'une centaine de langues... J'ai toujours cru au pouvoir de l'enseignement. C'est pour moi là que réside la clef pour le futur. Saisissons toutes les possibilités que nous offre la Constitution pour ouvrir à Bruxelles des écoles où l'enseignement n'opposera pas une langue par rapport à l'autre et offrira, au-delà d'un atout majeur pour accéder au marché de l'emploi, une ouverture interculturelle sur l'autre", a déclaré le chef du gouvernement bruxellois, devant un parterre de personnalités réunies au parlement bruxellois pour l'ouverture de la Fête de l'Iris.

La cérémonie a été marquée par des hommages appuyés à Charles Picqué, le premier des ministres-présidents bruxellois qui a marqué les trente premières années de l'histoire de la Région-capitale de son empreinte. M. Picqué qui présidait pour la dernière fois cette séance académique annuelle, en tant que président du parlement bruxellois.

Dans son allocution de circonstance, Rudi Vervoort y a fait plus qu'allusion en louant le travail inlassable de son prédécesseur pour incarner "la force des institutions bruxelloises".

"Si je dois retenir une ligne claire que nous partageons, c'est la nécessité pour la Région d'agir à l'échelle des quartiers", a-t-il ajouté.

Pour le ministre-président Vervoort, l'attachement du Bruxellois à son quartier est maximal et la ville se vit au départ de son maillage le plus proche du citoyen. Cette conviction s'est affirmée dès la création de la Région à travers les contrats de quartier, un outil qui concrétise un engagement solennel pris par le pouvoir public de réfléchir et d'agir concrètement sur l'amélioration du milieu de vie conjointement avec les citoyens (ndlr sur la rénovation d'espaces publics, la création de logement, la rénovation de l'habitat, l'ouverture de crèches, le développement d'espaces verts et d'équipements collectifs).

Selon Rudi Vervoort, depuis 25 ans, il s'agit d'un investissement public cumulé qui dépasse le milliard d'euros.