Dans le Maine-et-Loire, un militaire de 21 ans soupçonné d'avoir tué à coups de couteau sa compagne de 27 ans, militaire du camp de Fontevraud, a été placé en garde à vue, a annoncé samedi soir la procureure de la République de Saumur, Alexandra Verron. Les faits se sont produits à Chacé, commune déléguée de Bellevigne-les-Châteaux, près de Saumur dimanche vers 5H00 du matin. Le corps de la jeune femme a été retrouvé sur le palier d'un petit immeuble, dans les parties communes. "Un homme âgé de 21 ans a tué sa compagne âgée de 27 ans de plusieurs coups de couteau", a indiqué dans un communiqué Alexandra Verron, précisant que la victime et le mis en cause étaient "tous les deux militaires de carrière affectés dans deux régiments distincts". D'après les premières auditions, le couple séjournait depuis plusieurs jours au domicile du frère du mis en cause, qui était également présent au moment des faits. "Après une consommation importante d'alcool, le mis en cause est brusquement devenu agressif et violent à l'égard de son frère et de la victime", précise la procureure. Alors que son frère prévenait les services de gendarmerie à l'extérieur du domicile, l'homme a violemment sorti sa conjointe de l'appartement et lui a donné plusieurs coups de couteau sur le palier, poursuit le communiqué. Il a été interpellé à quelques centaines de mètres du lieu des faits et placé en garde à vue pour homicide volontaire par concubin aux alentours de 11h00. Interrogée par l'AFP, la procureure a précisé que la garde à vue de l'auteur présumé avait été prolongée jusqu'à dimanche matin. L'autopsie de la victime aura lieu dimanche à 9h30. En Meurthe-et-Moselle, un homme d'une cinquantaine d'années a reconnu en garde à vue avoir, à la suite d'une dispute, porté plusieurs coups de couteau à sa compagne de 56 ans retrouvée morte samedi matin à Labry, un village de 1.500 habitants. Ce sont des voisins qui ont alerté les forces de l'ordre de la survenue d'une violente dispute au sein du couple, a déclaré à l'AFP François Pérain, procureur de la République de Nancy. À leur arrivée, les policiers ont découvert le corps de la victime, un couteau planté dans la poitrine. Ils ont également constaté la présence dans l'appartement d'une corde avec un n?ud coulant que le suspect voulait utiliser pour mettre fin à ses jours. Employé à la mairie de Jarny, une commune voisine, ce dernier a affirmé être "en arrêt maladie pour dépression nerveuse", a précisé M. Pérain. Selon un bilan du ministère de l'Intérieur, 102 hommes ont tué leur conjointe ou ex-conjointe en 2020. Ils étaient 146 en 2019. Le collectif féministe contre les violences sexistes et sexuelles #NousToutes dénombre 113 féminicides en 2021. "@emmanuelmacron 2 féminicides en 12h. Recommencer ce décompte est insupportable, agissez", a tweeté samedi le collectif. Interrogée sur Franceinfo, Marylie Breuil, membre de #NousToutes, a fustigé un "énorme décalage entre les dispositifs mis en place et le nombre de femmes victimes de violences conjugales", dénombrant 379 bracelets anti-rapprochement en septembre 2021 et plus de 200.000 femmes victimes de violences conjugales. "Les violences envers les femmes ne s'arrêtent pas avec la nouvelle année. Ce qu'il faut bien comprendre c'est que les féminicides sont seulement le haut de l'iceberg et qu'il y a énormément de violences psychologiques et physiques qui arrivent avant le fait de tuer cette femme", a-t-elle déclaré sur France Info. Selon cette militante féministe, "le nombre de féminicides toutes les années ne faiblit pas, et c'est très grave". "La plupart des politiques publiques mises en place par le gouvernement sont des politiques de répression, elles viennent punir les violences", a-t-elle estimé. Elle demande "des politiques de prévention pour éradiquer le problème à la source, des mesures d'éloignement dès que les femmes prennent contact avec la justice, et beaucoup de formation de tous les personnels en lien avec des victimes de près ou de loin". (Belga)

Dans le Maine-et-Loire, un militaire de 21 ans soupçonné d'avoir tué à coups de couteau sa compagne de 27 ans, militaire du camp de Fontevraud, a été placé en garde à vue, a annoncé samedi soir la procureure de la République de Saumur, Alexandra Verron. Les faits se sont produits à Chacé, commune déléguée de Bellevigne-les-Châteaux, près de Saumur dimanche vers 5H00 du matin. Le corps de la jeune femme a été retrouvé sur le palier d'un petit immeuble, dans les parties communes. "Un homme âgé de 21 ans a tué sa compagne âgée de 27 ans de plusieurs coups de couteau", a indiqué dans un communiqué Alexandra Verron, précisant que la victime et le mis en cause étaient "tous les deux militaires de carrière affectés dans deux régiments distincts". D'après les premières auditions, le couple séjournait depuis plusieurs jours au domicile du frère du mis en cause, qui était également présent au moment des faits. "Après une consommation importante d'alcool, le mis en cause est brusquement devenu agressif et violent à l'égard de son frère et de la victime", précise la procureure. Alors que son frère prévenait les services de gendarmerie à l'extérieur du domicile, l'homme a violemment sorti sa conjointe de l'appartement et lui a donné plusieurs coups de couteau sur le palier, poursuit le communiqué. Il a été interpellé à quelques centaines de mètres du lieu des faits et placé en garde à vue pour homicide volontaire par concubin aux alentours de 11h00. Interrogée par l'AFP, la procureure a précisé que la garde à vue de l'auteur présumé avait été prolongée jusqu'à dimanche matin. L'autopsie de la victime aura lieu dimanche à 9h30. En Meurthe-et-Moselle, un homme d'une cinquantaine d'années a reconnu en garde à vue avoir, à la suite d'une dispute, porté plusieurs coups de couteau à sa compagne de 56 ans retrouvée morte samedi matin à Labry, un village de 1.500 habitants. Ce sont des voisins qui ont alerté les forces de l'ordre de la survenue d'une violente dispute au sein du couple, a déclaré à l'AFP François Pérain, procureur de la République de Nancy. À leur arrivée, les policiers ont découvert le corps de la victime, un couteau planté dans la poitrine. Ils ont également constaté la présence dans l'appartement d'une corde avec un n?ud coulant que le suspect voulait utiliser pour mettre fin à ses jours. Employé à la mairie de Jarny, une commune voisine, ce dernier a affirmé être "en arrêt maladie pour dépression nerveuse", a précisé M. Pérain. Selon un bilan du ministère de l'Intérieur, 102 hommes ont tué leur conjointe ou ex-conjointe en 2020. Ils étaient 146 en 2019. Le collectif féministe contre les violences sexistes et sexuelles #NousToutes dénombre 113 féminicides en 2021. "@emmanuelmacron 2 féminicides en 12h. Recommencer ce décompte est insupportable, agissez", a tweeté samedi le collectif. Interrogée sur Franceinfo, Marylie Breuil, membre de #NousToutes, a fustigé un "énorme décalage entre les dispositifs mis en place et le nombre de femmes victimes de violences conjugales", dénombrant 379 bracelets anti-rapprochement en septembre 2021 et plus de 200.000 femmes victimes de violences conjugales. "Les violences envers les femmes ne s'arrêtent pas avec la nouvelle année. Ce qu'il faut bien comprendre c'est que les féminicides sont seulement le haut de l'iceberg et qu'il y a énormément de violences psychologiques et physiques qui arrivent avant le fait de tuer cette femme", a-t-elle déclaré sur France Info. Selon cette militante féministe, "le nombre de féminicides toutes les années ne faiblit pas, et c'est très grave". "La plupart des politiques publiques mises en place par le gouvernement sont des politiques de répression, elles viennent punir les violences", a-t-elle estimé. Elle demande "des politiques de prévention pour éradiquer le problème à la source, des mesures d'éloignement dès que les femmes prennent contact avec la justice, et beaucoup de formation de tous les personnels en lien avec des victimes de près ou de loin". (Belga)