Actuellement, les ministres qui arrivent en fin de mandat ont en effet la possibilité de bénéficier de deux collaborateurs payés par la FWB (un universitaire et un autre non-universitaire) et ce pendant une période maximale de cinq ans, au prorata de la durée effective de leur fonction ministérielle. Officiellement, ces deux collaborateurs doivent aider le ministre sortant dans l'archivage de ses dossiers, dans le suivi des correspondances et la finalisation de certains dossiers en cours. Cet avantage n'est toutefois pas propre à la Fédération Wallonie-Bruxelles puisqu'il est également appliqué au fédéral ou au niveau régional. Qualifiant ces pratiques de "privilèges", l'opposition DéFi et l'opposition PTB ont défendu lundi en commission du Parlement de la FWB deux propositions de résolution distinctes. La première, rédigée par le parti amarante, visait - en ligne avec une résolution semblable approuvée en mai dernier par le Parlement bruxellois-, à réduire le nombre de collaborateurs à un seul, et de limiter cet avantage à une période de deux ans maximum. Le PTB suggérait, de son côté, de supprimer tout simplement l'octroi de collaborateurs à des ministres sortants dès la législature prochaine. Les députés de la majorité ont toutefois repoussé les deux initiatives. Pour le MR, Sabine Laruelle a jugé qu'il était faux de penser qu'un ministre sortant n'avait plus aucune tâche découlant de ce mandat à assumer après la fin de celui-ci. Elle a d'ailleurs qualifié de "populiste" l'usage par l'opposition du terme de "privilèges". Pour l'ancienne ministre libérale, toute réforme en la matière doit impérativement s'inscrire dans une réflexion globale avec l'ensemble des autres entités du pays, et non simplement au niveau de la Fédération. Une ligne d'ailleurs suivie par la députée PS Gwenaëlle Grovonius, qui s'est dite "ouverte à la réflexion". Ecolo est apparu le plus embarrassé aux entournures par la proposition. Chantres historiques de la bonne gouvernance sur laquelle ils ont bâti une partie de leur succès électoral, les Verts sont toutefois restés loyaux, lundi, à leurs partenaires de majorité, visiblement plus réfractaires. Leur chef de groupe, Matteo Segers, s'est ainsi dit "positif" envers la proposition... tout en déplorant que celle-ci ne bénéficie manifestement pour l'heure d'aucune majorité parlementaire. "Il faut une construction collective et harmonisée entre les différents niveaux de pouvoir", a plaidé l'élu vert. La résolution de DéFI a finalement été rejetée par les élus MR, PS et Ecolo, mais a toutefois été soutenue par le PTB et le cdH. La proposition PTB n'a, elle, bénéficié que du seul soutien des élus marxistes. (Belga)

Actuellement, les ministres qui arrivent en fin de mandat ont en effet la possibilité de bénéficier de deux collaborateurs payés par la FWB (un universitaire et un autre non-universitaire) et ce pendant une période maximale de cinq ans, au prorata de la durée effective de leur fonction ministérielle. Officiellement, ces deux collaborateurs doivent aider le ministre sortant dans l'archivage de ses dossiers, dans le suivi des correspondances et la finalisation de certains dossiers en cours. Cet avantage n'est toutefois pas propre à la Fédération Wallonie-Bruxelles puisqu'il est également appliqué au fédéral ou au niveau régional. Qualifiant ces pratiques de "privilèges", l'opposition DéFi et l'opposition PTB ont défendu lundi en commission du Parlement de la FWB deux propositions de résolution distinctes. La première, rédigée par le parti amarante, visait - en ligne avec une résolution semblable approuvée en mai dernier par le Parlement bruxellois-, à réduire le nombre de collaborateurs à un seul, et de limiter cet avantage à une période de deux ans maximum. Le PTB suggérait, de son côté, de supprimer tout simplement l'octroi de collaborateurs à des ministres sortants dès la législature prochaine. Les députés de la majorité ont toutefois repoussé les deux initiatives. Pour le MR, Sabine Laruelle a jugé qu'il était faux de penser qu'un ministre sortant n'avait plus aucune tâche découlant de ce mandat à assumer après la fin de celui-ci. Elle a d'ailleurs qualifié de "populiste" l'usage par l'opposition du terme de "privilèges". Pour l'ancienne ministre libérale, toute réforme en la matière doit impérativement s'inscrire dans une réflexion globale avec l'ensemble des autres entités du pays, et non simplement au niveau de la Fédération. Une ligne d'ailleurs suivie par la députée PS Gwenaëlle Grovonius, qui s'est dite "ouverte à la réflexion". Ecolo est apparu le plus embarrassé aux entournures par la proposition. Chantres historiques de la bonne gouvernance sur laquelle ils ont bâti une partie de leur succès électoral, les Verts sont toutefois restés loyaux, lundi, à leurs partenaires de majorité, visiblement plus réfractaires. Leur chef de groupe, Matteo Segers, s'est ainsi dit "positif" envers la proposition... tout en déplorant que celle-ci ne bénéficie manifestement pour l'heure d'aucune majorité parlementaire. "Il faut une construction collective et harmonisée entre les différents niveaux de pouvoir", a plaidé l'élu vert. La résolution de DéFI a finalement été rejetée par les élus MR, PS et Ecolo, mais a toutefois été soutenue par le PTB et le cdH. La proposition PTB n'a, elle, bénéficié que du seul soutien des élus marxistes. (Belga)