Aucun des participants des différentes formations, pour la plupart engagées dans des négociations en Wallonie et en Flandre n'a fait le moindre commentaire aux représentants de la presse présents aux abords du lieu de la réunion. A leur sortie, peu avant 22 heures, la plupart des participants ont d'ailleurs soigneusement évité de quitter les lieux par l'accès principal.

Un début de processus de formation de gouvernement à proprement parler semble dès lors encore loin. La précédente réunion de ce genre s'est tenue le 28 juillet, près de deux mois après la désignation de MM. Vande Lanotte et Reynders, par le Roi, comme informateurs. La N-VA, le PS, le MR, le CD&V, l'Open Vld, le sp.a et Groen s'y étaient rendus. Ecolo avait décliné l'invitation, ne souhaitant pas ouvrir de discussions avec les nationalistes flamands.

Côté francophone, le cdH a exprimé, il y a plusieurs semaines, sa volonté de n'entrer dans aucune majorité en raison du message que lui a envoyé l'électeur. Plusieurs formations ont exclu de participer à des discussions avec le PTB et le Vlaams Belang qui n'ont pas été invités à ce type de rencontre à l'échelon fédéral.

Au cours de la réunion du 28 juillet, il n'y avait pas eu de négociation. MM. Reynders et Vande Lanotte avaient fait rapport aux participants de la note qu'ils allaient présenter au Roi le lendemain.

Comme lors de la réunion précédente, les participants à la réunion de mercredi ont procédé à un échange de vues sur le nouveau rapport que préparent les informateurs à l'attention du chef de l'Etat pour le 9 septembre.

Se sont présentés, dans le désordre, entre 19h et 19h30, outre les informateurs royaux, notamment le président du MR Charles Michel et la ministre libérale Sophie Wilmès; le président du PS Elio Di Rupo; le président du CD&V Wouter Beke et le ministre démocrate-chrétien flamand Koen Geens; pour l'Open Vld, Gwendolyn Rutten (présidente) et Alexander De Croo; pour Groen, Kristof Calvo et Meyrem Almaci (présidente); pour le sp.a, John Crombez (président) et Meryame Kitir (sp.a); pour la N-VA, Bart De Wever (président) et Theo Francken.

Un des points qui nécessite que l'on s'y attarde concerne la situation budgétaire. Avec ou sans gouvernement, la Belgique doit soumettre un budget à la Commission européenne d'ici mi-octobre.

Pour espérer une éclaircie, il faudra sans doute attendre la formation de gouvernements régionaux en Flandre et en Wallonie.

Groen assure rester à disposition des informateurs

Le parti écologiste flamand Groen reste à disposition des informateurs pour la formation d'un gouvernement fédéral, signale la présidente Meyrem Almaci, en réponse à des informations évoquées dans la presse suggérant que son parti ne serait plus en lice pour composer une coalition.

Les informateurs royaux, Didier Reynders (MR) et Johan Vande Lanotte (sp.a), ont réuni mercredi soir les chefs de file de sept partis jusqu'à présent en lice pour la formation d'un gouvernement fédéral - N-VA, PS, MR, CD&V, Open Vld, sp.a et Groen. Le quotidien L'Echo faisait part plus tard dans la soirée que l'information royale se ferait sans les écologistes flamands, MM. Reynders et Vande Lanotte ayant estimé que Groen ne pouvait pas poursuivre les discussions. "Groen est constructif dans les négociations et le reste. Nous sommes et restons disponibles pour continuer à travailler avec les informateurs", a toutefois communiqué la présidente Almaci sur la plateforme Twitter.

Selon les informations de L'Echo, l'idée serait toutefois de se diriger vers une préformation de gouvernement avec les six partis restants autour de la table. Le parti écologiste francophone Ecolo avait décliné l'invitation des formations, ne souhaitant pas ouvrir de discussions avec les nationalistes flamands.