La dernière CIM Droits des femmes présidée par la secrétaire d'État bruxelloise à l'Égalité des chances, Nawal Ben Hamou, a eu lieu ce lundi. Elle y a passé le flambeau à la ministre wallonne des Droits des Femmes Christie Morreale et au vice-ministre-président du gouvernement de la Communauté germanophone, Antonios Antoniadis, qui en assureront la présidence conjointe jusqu'au 18 octobre 2021. Durant cette période, trois axes majeurs seront discutés, dont la lutte contre le sexisme dans l'espace public réel et virtuel. "Être interpellée en rue, sifflée, insultée, menacée, suivie, etc. sont tant d'expressions de harcèlement dans l'espace public réel auquel chaque femme, quel que soit son âge, sa classe sociale, son origine, sa tenue vestimentaire ou son maquillage, a pu être confrontée dans sa vie. Il est important de lutter contre la banalisation de tels actes. Les femmes doivent également se sentir soutenues lorsqu'elles en sont victimes", soulignent les autorités en charge du droit des femmes. "Nous nous attacherons à évaluer, entre les différents niveaux de pouvoir, la loi sur le sexisme et veillerons à ce que la lutte contre ce phénomène soit abordée de manière globale, de la prévention à la répression", ajoute Christie Morreale. Le développement d'une lutte coordonnée contre la précarité menstruelle fera également partie des priorités. "Cette question essentielle nécessite une réponse coordonnée et intégrée entre toutes les entités compétentes sur notre territoire, en évaluant les projets pilotes menés en la matière", poursuit la ministre. La CIM travaillera enfin sur la mixité des représentations dans tous les secteurs professionnels et métiers d'avenir alors que les femmes sont majoritairement présentes dans les filières professionnelles les moins valorisées sur le marché du travail et peinent à être représentées dans certains secteurs pourtant porteurs d'avenir. "Une attention sera aussi apportée à déconstruire les stéréotypes liés à des formations/métiers dits typiquement féminins afin d'y attirer les hommes", précise encore Antonios Antoniadis. La prochaine CIM Droits des femmes, à laquelle participent désormais la ministre des Pensions et de l'Intégration sociale Karine Lalieux et la ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden, est prévue au début du mois de juin. (Belga)

La dernière CIM Droits des femmes présidée par la secrétaire d'État bruxelloise à l'Égalité des chances, Nawal Ben Hamou, a eu lieu ce lundi. Elle y a passé le flambeau à la ministre wallonne des Droits des Femmes Christie Morreale et au vice-ministre-président du gouvernement de la Communauté germanophone, Antonios Antoniadis, qui en assureront la présidence conjointe jusqu'au 18 octobre 2021. Durant cette période, trois axes majeurs seront discutés, dont la lutte contre le sexisme dans l'espace public réel et virtuel. "Être interpellée en rue, sifflée, insultée, menacée, suivie, etc. sont tant d'expressions de harcèlement dans l'espace public réel auquel chaque femme, quel que soit son âge, sa classe sociale, son origine, sa tenue vestimentaire ou son maquillage, a pu être confrontée dans sa vie. Il est important de lutter contre la banalisation de tels actes. Les femmes doivent également se sentir soutenues lorsqu'elles en sont victimes", soulignent les autorités en charge du droit des femmes. "Nous nous attacherons à évaluer, entre les différents niveaux de pouvoir, la loi sur le sexisme et veillerons à ce que la lutte contre ce phénomène soit abordée de manière globale, de la prévention à la répression", ajoute Christie Morreale. Le développement d'une lutte coordonnée contre la précarité menstruelle fera également partie des priorités. "Cette question essentielle nécessite une réponse coordonnée et intégrée entre toutes les entités compétentes sur notre territoire, en évaluant les projets pilotes menés en la matière", poursuit la ministre. La CIM travaillera enfin sur la mixité des représentations dans tous les secteurs professionnels et métiers d'avenir alors que les femmes sont majoritairement présentes dans les filières professionnelles les moins valorisées sur le marché du travail et peinent à être représentées dans certains secteurs pourtant porteurs d'avenir. "Une attention sera aussi apportée à déconstruire les stéréotypes liés à des formations/métiers dits typiquement féminins afin d'y attirer les hommes", précise encore Antonios Antoniadis. La prochaine CIM Droits des femmes, à laquelle participent désormais la ministre des Pensions et de l'Intégration sociale Karine Lalieux et la ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden, est prévue au début du mois de juin. (Belga)