"Le 1er novembre (date à laquelle le scénario du Brexit sans accord est censé s'appliquer, NDLR), si les exportations alimentaires vers l'Angleterre sont bloquées à Zeebruges, les produits ne seront plus frais. Idem pour les médicaments. Cela va provoquer des problèmes logistiques, du chômage...", indique l'administrateur délégué de la FEB. "Par ailleurs l'économie allemande se porte mal pour l'instant. Cela va nous toucher. Qui va prendre les mesures nécessaires? Et pour réagir à la guerre commerciale de Trump? Et pour gérer le budget fédéral?" "En octobre, le pays doit être gouverné", clame-t-il. "Alors nous proposons un plan B: soit on donne des pouvoirs supplémentaires au gouvernement en affaires courantes, soit on met sur pied un gouvernement de redémarrage (doorstart regering), c'est-à-dire une équipe limitée avec un programme limité, pour une période limitée. En cas de Brexit, il faut un ministre qui puisse agir comme un manager de crise. Parallèlement, les présidents de partis pourraient continuer à chercher un consensus, dans la discrétion et la sérénité, pour former un gouvernement de plein exercice." (Belga)