Sur un terrain appartenant au Port Autonome de Charleroi (PAC), elle allait entreposer et trier les déchets provenant de ses conteneurs. La commune de Farciennes avait LCCH à l'oeil : les voisins d'Aiseau-Presles avaient, d...

Sur un terrain appartenant au Port Autonome de Charleroi (PAC), elle allait entreposer et trier les déchets provenant de ses conteneurs. La commune de Farciennes avait LCCH à l'oeil : les voisins d'Aiseau-Presles avaient, dès août 2009, retiré le permis d'exploitation de la société pour un autre de ses sites. Et, comme de fait, en 2010 déjà, le terrain commençait à déborder d'immondices illégales. A l'automne 2011, la commune et l'Unité de répression des pollutions (URP) wallonne sont intervenues, notamment en posant des scellés, enlevés illicitement ensuite. Mais l'administration wallonne du Département de la Police et des Contrôles (DPC) n'a retiré son permis à la société qu'à l'été 2012. Celle-ci est ensuite tombée en faillite. Elle ne paiera plus rien, et ne peut plus être sanctionnée. Surtout pas l'évacuation et la dépollution, assumées par l'argent public du Port Autonome. "Si l'administration avait suivi plus vite l'UPR, on aurait gagné des mois et des mois, et des milliers d'euros", s'énerve le député wallon (MR) Jean-Luc Crucke, qui interrogera le ministre CDH Carlo Di Antonio sur le sujet.