Voilà un recrutement qui risque de faire du bruit. Le 24 janvier dernier, Fanny Constant, ex-cabinettarde socialiste, avait été licenciée de son poste après que des irrégularités financières dans son chef eurent été révélées par Le Vif/L'Express (numéro du 5 décembr...

Voilà un recrutement qui risque de faire du bruit. Le 24 janvier dernier, Fanny Constant, ex-cabinettarde socialiste, avait été licenciée de son poste après que des irrégularités financières dans son chef eurent été révélées par Le Vif/L'Express (numéro du 5 décembre 2019). La secrétaire générale, qui était en place depuis 2012, avait en effet touché 1 500 euros de notes de frais par mois pendant six ans. Elle avait également octroyé 500 euros mensuels à un employé, via un système de doubles notes de frais. En décembre 2018, le conseil d'administration du CEPC avait négocié une procédure de remboursement avec Fanny Constant et lui avait maintenu sa confiance. Malgré cela et en raison de la colère du personnel, il avait été impossible de la maintenir dans ses fonctions. Le conseil d'administration avait fini par la licencier mais le MR avait voté contre. L'avocat de l'intéressée a toujours soutenu qu'un accord conclu lors de son entrée en fonction lui permettait de se faire rembourser certains frais ; qu'à la fin 2018, il avait été constaté qu'elle avait perçu trop d'argent à ce titre ; et qu'elle s'était engagée à le rembourser. " A l'époque, le MR a considéré qu'elle avait été victime d'une cabale ", précise le porte-parole du MR. Il n'y avait donc aucune raison de ne pas l'engager. Au contraire, peut-être.