Le quotidien De Standaard a déjà fait comprendre que la part de bénéficiaires d'un revenu d'intégration d'origine non belge s'élevait à 30% et non à 70%, et attribue cette erreur à une faute typographique dans le livre de Cantillon "De staat van de welvaartstaat" (L'état de l'État-providence). Pourtant, la confusion demeure sur les réseaux sociaux, car certains affirment que le chiffre original est bel et bien correct. Du coup, nous avons téléphoné à Cantillon.

"Si on fait la distinction entre bénéficiaires d'un revenu d'intégration belges et non belges, 70% d'entre eux sont effectivement belges. 30% d'entre eux possèdent une autre nationalité", explique-t-elle. Cependant, la situation se complique quand il s'agit de leur origine. "Si vous ajoutez les personnes dont les parents ne sont pas belges à la part de non-Belges, la proportion s'inverse. Alors 70% des bénéficiaires d'un revenu d'intégration sont issues de l'immigration récente, et 30% sont des Belges dont les parents ont aussi la nationalité belge." (Pour la subdivision sur l'origine, Cantillon se base sur des chiffres quelque peu dépassés, étant donné qu'on ne dispose pas de chiffres fédéraux plus récents.)

Sur ce grand groupe de bénéficiaires d'un revenu d'intégration, "la majorité est née et a grandi en Belgique", souligne encore Cantillon. Aussi serait-il faux de conclure que 70% des revenus d'intégration vont à des personnes venant de l'étranger. "Ce n'est là qu'une partie du discours, car une large part de ces 70% sont simplement belges", déclare-t-elle.

Le quotidien De Standaard a déjà fait comprendre que la part de bénéficiaires d'un revenu d'intégration d'origine non belge s'élevait à 30% et non à 70%, et attribue cette erreur à une faute typographique dans le livre de Cantillon "De staat van de welvaartstaat" (L'état de l'État-providence). Pourtant, la confusion demeure sur les réseaux sociaux, car certains affirment que le chiffre original est bel et bien correct. Du coup, nous avons téléphoné à Cantillon. "Si on fait la distinction entre bénéficiaires d'un revenu d'intégration belges et non belges, 70% d'entre eux sont effectivement belges. 30% d'entre eux possèdent une autre nationalité", explique-t-elle. Cependant, la situation se complique quand il s'agit de leur origine. "Si vous ajoutez les personnes dont les parents ne sont pas belges à la part de non-Belges, la proportion s'inverse. Alors 70% des bénéficiaires d'un revenu d'intégration sont issues de l'immigration récente, et 30% sont des Belges dont les parents ont aussi la nationalité belge." (Pour la subdivision sur l'origine, Cantillon se base sur des chiffres quelque peu dépassés, étant donné qu'on ne dispose pas de chiffres fédéraux plus récents.)Sur ce grand groupe de bénéficiaires d'un revenu d'intégration, "la majorité est née et a grandi en Belgique", souligne encore Cantillon. Aussi serait-il faux de conclure que 70% des revenus d'intégration vont à des personnes venant de l'étranger. "Ce n'est là qu'une partie du discours, car une large part de ces 70% sont simplement belges", déclare-t-elle.