"Les faits des dernières semaines en Belgique sont extrêmement graves", a dit d'emblée Rudy Demotte, devant un parterre de personnalités de la Fédération, réunies à la séance d'ouverture de la Fête de la Communauté française.

Etaient également présents les ministres-présidents wallon, Willy Borsus (MR); bruxellois, Rudi Vervoort (PS); et de la Communauté germanophone, Oliver Paasch (Pro DG); ainsi que la ministre fédérale du Budget Sophie Wilmès; les présidents du MR, Olivier Chastel, et du PS, Elio Di Rupo. Ceux-ci étaient réunis jeudi matin à l'Hôtel de Ville de Bruxelles. La cérémonie a été ouverte par le bourgmestre Philippe Close (PS).

M. Demotte a évoqué à titre d'exemples récents d'une poussée du phénomène du racisme, le harcèlement à caractère raciste de la présentatrice météo de la RTBF Cécile Djunga, les révélations sur les activités du groupuscule Schild&Vrienden ou encore les propos d'un député N-VA traitant les journalistes de "rats".

Pour le ministre-président francophone, ces faits, loin d'être isolés, "sont le reflet du malaise général d'une société gangrénée par les inégalités sociales, où les replis identitaires et religieux sont légion".

Au-delà des devoirs de mémoire et de l'éducation à l'Histoire, la Fédération Wallonie-Bruxelles a un rôle déterminant à jouer en la matière, a-t-il noté, en tant qu'espace francophone à travers la préservation du socle de valeurs communes partagées par les francophones de Wallonie et de Bruxelles, mais aussi ses compétences qui sont les piliers de la démocratie.

C'est bien sûr le cas de l'enseignement, domaine dans lequel une dynamique de réformes systémiques a été lancée au cours de la législature qui s'achève, à travers le Pacte, concerté, pour un enseignement d'excellence; le renforcement de l'encadrement en maternelles et du pilotage du système scolaire; et la proche réforme de la formation initiale des enseignants, a-t-il poursuivi.

Aux yeux du ministre-président, l'action de la Fédération en faveur des piliers de la démocratie passe aussi par la culture et le soutien au monde associatif, un contre-pouvoir essentiel à la vitalité démocratique que la Fédération a soutenu, notamment en dégageant des moyens pour la revalorisation du secteur non-marchand. Le budget 2019 y consacrera, selon lui, 25 millions d'euros.

M. Demotte a terminé son allocution en lançant un appel à faire d'une jeunesse qui craint pour son avenir, "l'absolue priorité de nos politiques". Cela nécessite d'après lui une action à tous les niveaux de pouvoir.

"On ne peut impunément dénigrer la jeunesse par le propos, laisser filer le tissu des solidarités et, finalement, prendre le risque de la voir se détourner d'une démocratie qui ne lui a pas prêté suffisamment d'intérêt", a-t-il encore dit.

"Les faits des dernières semaines en Belgique sont extrêmement graves", a dit d'emblée Rudy Demotte, devant un parterre de personnalités de la Fédération, réunies à la séance d'ouverture de la Fête de la Communauté française. Etaient également présents les ministres-présidents wallon, Willy Borsus (MR); bruxellois, Rudi Vervoort (PS); et de la Communauté germanophone, Oliver Paasch (Pro DG); ainsi que la ministre fédérale du Budget Sophie Wilmès; les présidents du MR, Olivier Chastel, et du PS, Elio Di Rupo. Ceux-ci étaient réunis jeudi matin à l'Hôtel de Ville de Bruxelles. La cérémonie a été ouverte par le bourgmestre Philippe Close (PS). M. Demotte a évoqué à titre d'exemples récents d'une poussée du phénomène du racisme, le harcèlement à caractère raciste de la présentatrice météo de la RTBF Cécile Djunga, les révélations sur les activités du groupuscule Schild&Vrienden ou encore les propos d'un député N-VA traitant les journalistes de "rats". Pour le ministre-président francophone, ces faits, loin d'être isolés, "sont le reflet du malaise général d'une société gangrénée par les inégalités sociales, où les replis identitaires et religieux sont légion". Au-delà des devoirs de mémoire et de l'éducation à l'Histoire, la Fédération Wallonie-Bruxelles a un rôle déterminant à jouer en la matière, a-t-il noté, en tant qu'espace francophone à travers la préservation du socle de valeurs communes partagées par les francophones de Wallonie et de Bruxelles, mais aussi ses compétences qui sont les piliers de la démocratie. C'est bien sûr le cas de l'enseignement, domaine dans lequel une dynamique de réformes systémiques a été lancée au cours de la législature qui s'achève, à travers le Pacte, concerté, pour un enseignement d'excellence; le renforcement de l'encadrement en maternelles et du pilotage du système scolaire; et la proche réforme de la formation initiale des enseignants, a-t-il poursuivi. Aux yeux du ministre-président, l'action de la Fédération en faveur des piliers de la démocratie passe aussi par la culture et le soutien au monde associatif, un contre-pouvoir essentiel à la vitalité démocratique que la Fédération a soutenu, notamment en dégageant des moyens pour la revalorisation du secteur non-marchand. Le budget 2019 y consacrera, selon lui, 25 millions d'euros. M. Demotte a terminé son allocution en lançant un appel à faire d'une jeunesse qui craint pour son avenir, "l'absolue priorité de nos politiques". Cela nécessite d'après lui une action à tous les niveaux de pouvoir. "On ne peut impunément dénigrer la jeunesse par le propos, laisser filer le tissu des solidarités et, finalement, prendre le risque de la voir se détourner d'une démocratie qui ne lui a pas prêté suffisamment d'intérêt", a-t-il encore dit.