Le ministre a présenté dans la presse plusieurs mesures de lutte contre la migration de transit: intensification des contrôles, réservation de places au centre fermé 127bis où seraient emmenés directement les transmigrants interpellés, démantèlement de l'accueil au Parc Maximilien, etc. La Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés, Médecins du monde, le Ciré, Médecins sans Frontières et Vluchtelingenwerk Vlaanderen déplorent que l'expulsion soit la seule option aux yeux du gouvernement. Les associations jugent en outre que cette approche laisse de nombreuses questions sans réponse, par exemple sur la façon de combattre les réseaux de trafiquants si, par manque de confiance, les victimes ne témoignent pas, mais aussi sur l'information qui sera donnée aux personnes interpellées à propos de la protection qu'elles peuvent réclamer. "Notre expérience démontre qu'une autre politique d'accueil est possible. Nous invitons les autorités à s'inspirer de notre travail et les appelons à mettre sur pied un centre d'accueil et d'orientation, où les migrants arrivant en Belgique seraient pris en charge dignement et où ils pourraient réfléchir sereinement aux choix qu'il leur est demandé de poser. Offrons un répit aux exilés au lieu de les réprimer. Fournissons-leur une orientation digne de ce nom au lieu de les poursuivre et de les enfermer. Donnons-leur la possibilité de sortir du cercle vicieux de la peur et de l'exclusion. Alors, ces personnes pourront poser des choix éclairés et le gouvernement pourra mettre en ?uvre une politique de protection pertinente", déclarent les associations. (Belga)

Le ministre a présenté dans la presse plusieurs mesures de lutte contre la migration de transit: intensification des contrôles, réservation de places au centre fermé 127bis où seraient emmenés directement les transmigrants interpellés, démantèlement de l'accueil au Parc Maximilien, etc. La Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés, Médecins du monde, le Ciré, Médecins sans Frontières et Vluchtelingenwerk Vlaanderen déplorent que l'expulsion soit la seule option aux yeux du gouvernement. Les associations jugent en outre que cette approche laisse de nombreuses questions sans réponse, par exemple sur la façon de combattre les réseaux de trafiquants si, par manque de confiance, les victimes ne témoignent pas, mais aussi sur l'information qui sera donnée aux personnes interpellées à propos de la protection qu'elles peuvent réclamer. "Notre expérience démontre qu'une autre politique d'accueil est possible. Nous invitons les autorités à s'inspirer de notre travail et les appelons à mettre sur pied un centre d'accueil et d'orientation, où les migrants arrivant en Belgique seraient pris en charge dignement et où ils pourraient réfléchir sereinement aux choix qu'il leur est demandé de poser. Offrons un répit aux exilés au lieu de les réprimer. Fournissons-leur une orientation digne de ce nom au lieu de les poursuivre et de les enfermer. Donnons-leur la possibilité de sortir du cercle vicieux de la peur et de l'exclusion. Alors, ces personnes pourront poser des choix éclairés et le gouvernement pourra mettre en ?uvre une politique de protection pertinente", déclarent les associations. (Belga)