Le détachement aérien belge, fort d'une cinquantaine de personnes provenant principalement des bases aériennes de Florennes et de Kleine-Brogel, est déployé sur la base aérienne de Siauliai, dans le nord de la Lituanie, pour une période inhabituellement longue de huit mois - ce qui correspond à deux tours d'opération successifs, selon les standards de l'Alliance atlantique.

Le 2e wing tactique, basé à Florennes, dans l'Entre-Sambre-et-Meuse, a assuré la direction de cette mission appelée "Baltic Air Policing" (BAP) fin 2019, avant de céder le relais au 10e wing de Kleine-Brogel (Limbourg).

Les Belges ont déjà effectué sans incident une vingtaine d'"alpha scrambles" (décollages d'alerte réels) depuis leur arrivée et quelque 80 "tango scrambles" dédiés à l'entraînement, a expliqué le commandant du détachement, le lieutenant-colonel Roelants "Ron" Van Thienen, à un groupe de journalistes en visite à Siauliai.

Mais aucun "alpha scramble" n'a eu lieu depuis le début de l'année 2020 et la relève du contingent venu de Florennes par celui de Kleine-Brogel, a précisé le pilote, qui commande habituellement la 349e escadrille, l'une des quatre unités de chasseurs-bombardiers de la composante Air.

L'officier attribue cette faible activité en début de période aux conditions hivernales, qui influent sur l'"assertivité" accrue prêtée aux forces armées russes depuis quelques années - et en particulier depuis l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée au printemps 2014.

La quasi-totalité des décollages d'alerte, sur ordre d'un centre de commandement aérien allié (CAOC, pour "Combined Air Operation Center") installé à Uedem, dans l'ouest de l'Allemagne, est en effet causée par l'approche d'avions militaires russes de tous types (chasseurs, bombardiers, appareils de transport, avions-radar,...) effectuant dans l'(étroit) espace aérien international des vols entre le territoire russe et l'enclave de Kaliningrad, coincée entre la Pologne et la Lituanie ou inversement.

L'Otan accuse régulièrement l'aviation russe de réaliser ces vols sans avoir déposé de plan de vol, sans brancher le transpondeur de ses avions (un dispositif électronique qui permet l'identification des appareils) et sans répondre aux sollicitations du contrôle aérien au sol. Des accusations récusées par Moscou qui rétorque que ce sont les avions alliés qui ne respectent pas les règles.

Mais les aviateurs alliés reconnaissent que le comportement en vol de leurs homologues russes est "généralement sûr et professionnel". Et l'Otan peut compter sur une bonne collaboration avec deux pays neutres bordant la Baltique, la Suède et la Finlande, qui ont même intégré des officiers au sein du CAOC d'Uedem, responsable de la défense de l'espace aérien allié au nord des Alpes - un autre centre, établi près de Madrid, en Espagne, se charge du flanc sud de l'Otan.

"Notre mission, c'est de sauvegarder l'intégrité de l'espace aérien de l'Otan", avec l'aide d'au moins un autre détachement - actuellement des F-16C polonais déployés à Amari (Estonie) -, a résumé le lieutenant-colonel Van Thienen.

Les appareils belges, des F-16AM (modernisés), sont équipés d'un canon de bord de 20 mm, de deux missiles air-air à courte portée et à guidage infra-rouge (des AIM-9M Sindewinder), deux engins à longue portée et à guidage radar (des AIM-120B Amraam). Deux d'entre eux sont aussi dotés d'une nacelle de désignation (infra-rouge et laser) Sniper, capable d'aider à l'identification d'un avion en vol à distance, même de nuit, a expliqué le pilote, images vidéo à l'appui présentant des interceptions de divers types de chasseurs Sukhoi ("Flanker" dans la terminologie de l'Otan) et même de bombardiers stratégiques Tupolev Tu-160, des "Blackjack".

Les aviateurs belges avaient été en mars 2004, lors de l'adhésion des pays baltes à l'Otan, les premiers à assurer la défense aérienne de l'Estonie, de la Lettonie et la Lituanie, dépourvues d'avions de combat.

Depuis lors, 16 aviations alliées se sont relayé pour assurer sans interruption la mission BAP, dont la 52e itération a commencé début janvier. Pour la composante Air, il s'agit de sa onzième participation, en tenant compte de deux périodes de sa version renforcée (EHAM) effectuées depuis Malbork, en Pologne.

Le détachement aérien belge, fort d'une cinquantaine de personnes provenant principalement des bases aériennes de Florennes et de Kleine-Brogel, est déployé sur la base aérienne de Siauliai, dans le nord de la Lituanie, pour une période inhabituellement longue de huit mois - ce qui correspond à deux tours d'opération successifs, selon les standards de l'Alliance atlantique. Le 2e wing tactique, basé à Florennes, dans l'Entre-Sambre-et-Meuse, a assuré la direction de cette mission appelée "Baltic Air Policing" (BAP) fin 2019, avant de céder le relais au 10e wing de Kleine-Brogel (Limbourg). Les Belges ont déjà effectué sans incident une vingtaine d'"alpha scrambles" (décollages d'alerte réels) depuis leur arrivée et quelque 80 "tango scrambles" dédiés à l'entraînement, a expliqué le commandant du détachement, le lieutenant-colonel Roelants "Ron" Van Thienen, à un groupe de journalistes en visite à Siauliai. Mais aucun "alpha scramble" n'a eu lieu depuis le début de l'année 2020 et la relève du contingent venu de Florennes par celui de Kleine-Brogel, a précisé le pilote, qui commande habituellement la 349e escadrille, l'une des quatre unités de chasseurs-bombardiers de la composante Air. L'officier attribue cette faible activité en début de période aux conditions hivernales, qui influent sur l'"assertivité" accrue prêtée aux forces armées russes depuis quelques années - et en particulier depuis l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée au printemps 2014. La quasi-totalité des décollages d'alerte, sur ordre d'un centre de commandement aérien allié (CAOC, pour "Combined Air Operation Center") installé à Uedem, dans l'ouest de l'Allemagne, est en effet causée par l'approche d'avions militaires russes de tous types (chasseurs, bombardiers, appareils de transport, avions-radar,...) effectuant dans l'(étroit) espace aérien international des vols entre le territoire russe et l'enclave de Kaliningrad, coincée entre la Pologne et la Lituanie ou inversement. L'Otan accuse régulièrement l'aviation russe de réaliser ces vols sans avoir déposé de plan de vol, sans brancher le transpondeur de ses avions (un dispositif électronique qui permet l'identification des appareils) et sans répondre aux sollicitations du contrôle aérien au sol. Des accusations récusées par Moscou qui rétorque que ce sont les avions alliés qui ne respectent pas les règles. Mais les aviateurs alliés reconnaissent que le comportement en vol de leurs homologues russes est "généralement sûr et professionnel". Et l'Otan peut compter sur une bonne collaboration avec deux pays neutres bordant la Baltique, la Suède et la Finlande, qui ont même intégré des officiers au sein du CAOC d'Uedem, responsable de la défense de l'espace aérien allié au nord des Alpes - un autre centre, établi près de Madrid, en Espagne, se charge du flanc sud de l'Otan. "Notre mission, c'est de sauvegarder l'intégrité de l'espace aérien de l'Otan", avec l'aide d'au moins un autre détachement - actuellement des F-16C polonais déployés à Amari (Estonie) -, a résumé le lieutenant-colonel Van Thienen. Les appareils belges, des F-16AM (modernisés), sont équipés d'un canon de bord de 20 mm, de deux missiles air-air à courte portée et à guidage infra-rouge (des AIM-9M Sindewinder), deux engins à longue portée et à guidage radar (des AIM-120B Amraam). Deux d'entre eux sont aussi dotés d'une nacelle de désignation (infra-rouge et laser) Sniper, capable d'aider à l'identification d'un avion en vol à distance, même de nuit, a expliqué le pilote, images vidéo à l'appui présentant des interceptions de divers types de chasseurs Sukhoi ("Flanker" dans la terminologie de l'Otan) et même de bombardiers stratégiques Tupolev Tu-160, des "Blackjack". Les aviateurs belges avaient été en mars 2004, lors de l'adhésion des pays baltes à l'Otan, les premiers à assurer la défense aérienne de l'Estonie, de la Lettonie et la Lituanie, dépourvues d'avions de combat. Depuis lors, 16 aviations alliées se sont relayé pour assurer sans interruption la mission BAP, dont la 52e itération a commencé début janvier. Pour la composante Air, il s'agit de sa onzième participation, en tenant compte de deux périodes de sa version renforcée (EHAM) effectuées depuis Malbork, en Pologne.