"Des actions pénales nous feront plus de tort que de bien et n'ont qu'une très faible probabilité de succès. C'est pourquoi nous voulons engager des actions civiles contre la Ville de Bruxelles, autorité judiciaire responsable de la police", a expliqué Extinction Rebellion Belgium sur sa page Facebook et par courriel à ses membres. Les personnes concernées ont jusqu'au 29 octobre pour se signaler si elles souhaitent rejoindre cette action collective. "Si vous avez une assurance familiale ou juridique, vous serez très probablement couverts pour ce genre de cas et cela ne vous coûtera rien", a précisé le mouvement écologiste. L'organisation va aussi déposer une plainte pénale pour obtenir la confirmation officielle que la zone de police de Bruxelles-Capitale-Ixelles a ouvert une enquête interne sur le déroulement de son intervention et que celle-ci "ne sera pas enterrée, une fois la pression médiatique retombée". En revanche, aucune plainte ne sera adressée par Extinction Rebellion auprès du Comité P. "Nous estimons que notre énergie devrait être concentrée sur les étapes précédentes, de sorte que les conséquences concrètes en découlent pour les responsables", justifie l'organisation. Par ailleurs, Extinction Rebellion indique que, si certains reçoivent une amende administrative communale ces prochains jours, elle les soutiendra dans les démarches à accomplir individuellement pour la contester. Le 12 octobre dernier, des centaines d'activistes se sont rassemblés sur la place Royale pour dénoncer l'urgence climatique. De nombreuses voix se sont indignées de la manière dont les forces de l'ordre ont évacué les participants à cette action de désobéissance civile. Quatre procédures d'enquête disciplinaire ont été ouvertes à l'égard de policiers, selon le bourgmestre de la Ville, Philippe Close. (Belga)