L'occupation "avait vocation à créer des perturbations", mais les autorités ayant choisi de ne pas faire intervenir les forces de l'ordre, "nous sommes dans un dilemme", ont constaté plusieurs intervenants lors d'une assemblée générale. "Aujourd'hui, on se retrouve plus à faire vivre un festival qu'une opération de désobéissance civile", a analysé un des activistes, en proposant un vote pour la levée de la "majorité" du camp, avec le maintien d'un plus petit blocage côté sud de la place du Châtelet, au niveau des quais de la Seine et du pont au Change. La proposition a été adoptée. Cette décision, qui devait être effective dans la soirée, va notamment permettre de libérer des militants mobilisés sur les six points de blocage installés par XR autour de la place, afin qu'ils puissent participer à d'autres actions. Des militants ont également exprimé la crainte d'éventuelles dégradations : leur mouvement prône une stricte non-violence et refuse drogue et alcool sur leurs actions, mais leur campement peut attirer aussi d'autres publics. "Si on reste et qu'il se passe quoi que ce soit, on se tire une balle dans le pied," a ainsi mis en garde un intervenant à l'AG. Après cette décision, des militants avaient aussitôt commencé à démonter tentes et installations et préparer leurs sacs. Dans le cadre d'une mobilisation mondiale appelée par XR, mouvement né il y a un an au Royaume-Uni pour exiger des gouvernements des mesures drastiques contre le réchauffement climatique, la branche française a prévu une série d'actions de désobéissance civile toute la semaine dans la capitale. Jeudi, les militants avaient élargi leur occupation de la zone de Châtelet à la rue de Rivoli, axe majeur tout proche, bloquée jusque dans la soirée. (Belga)