435 militants de l'organisation climatique Extinction Rebellion ont été arrêtés ce week-end après avoir occupé la place Royale à Bruxelles. L'approche excessivement agressive de la police a provoqué de nombreux remous: on a sorti le canon à eau et le gaz au poivre. "Un énième désastre RP pour Bruxelles", soupire Luckas Van der Taelen, qui va bientôt publier un nouveau livre sur Bruxelles, La ville que j'aime. "Cela a choqué du côté francophone. Le premier échevin bruxellois, Benoit Hellings (Ecolo), a eu raison de convoquer en urgenc...

435 militants de l'organisation climatique Extinction Rebellion ont été arrêtés ce week-end après avoir occupé la place Royale à Bruxelles. L'approche excessivement agressive de la police a provoqué de nombreux remous: on a sorti le canon à eau et le gaz au poivre. "Un énième désastre RP pour Bruxelles", soupire Luckas Van der Taelen, qui va bientôt publier un nouveau livre sur Bruxelles, La ville que j'aime. "Cela a choqué du côté francophone. Le premier échevin bruxellois, Benoit Hellings (Ecolo), a eu raison de convoquer en urgence un collège d'échevins".Van der Taelen ne trouve pas anodin que ce soit justement une action d'Extinction Rébellion qui soit à l'origine d'un tel débordement. "J'ai entendu dire dans un reportage radiophonique que ce mouvement suivait la stratégie du Mahatma Gandhi : pousser à l'arrestation de manière totalement non-violente." Le fait que les militants aient occupé la place Royale est par contre, pour Van der Taelen, une provocation. "J'ai trouvé la réaction de la conseillère Groen Liesbeth Temmerman embarrassante. Elle a dit qu'il n'est pas obligatoire de mettre fin à une action qui prend place dans la zone neutre. Ce n'est pas comme ça que ça marche. Une zone est neutre ou elle ne l'est pas.""Cela n'enlève rien au fait que la police n'aurait pas dû réagir de cette façon", toujours selon Van der Taelen. "Dans le temps, les chevaux de la gendarmerie étaient très bien entraînés. Les pétards ne les effrayaient pas. On peut se demander si les policiers d'aujourd'hui ont reçu une formation aussi solide. Nous savons que la police bruxelloise compte des cow-boys dans ses rangs. De ceux qui ne se rendent pas compte qu'avec des réactions aussi dures, ils obtiennent le contraire de ce qu'ils veulent. Maintenant, c'est eux qui font la une des journaux, pas l'action Extinction Rebellion."Van der Taelen souligne une ambiguïté dans la réaction du conseil municipal de Bruxelles. "Pourquoi n'ont-ils pas aussi convoqué un collège supplémentaire lorsque VTM a récemment diffusé un reportage sur l'insécurité de la zone piétonne la nuit ? Ces deux questions sont tout aussi préoccupantes."Selon Van der Taelen, le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close (PS), se rend compte, contrairement à son prédécesseur Yvan Mayeur (PS), qu'il est inutile de mener une guerre à sa police. "J'espère qu'il mènera une enquête approfondie à ce sujet. Qu'il y aura des discussions musclées, entre quatre murs comme il se doit. Et, qu'au passage, il en profitera pour demander une meilleure formation pour ses forces policières. Une police irréprochable, au minimum bilingue et qui se contrôle: ce n'est pas trop demander pour la capitale de l'Union européenne".